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28/11/2016 14:36 EST | Actualisé 29/11/2017 00:12 EST

Lizanne Murphy a dit adieu à son rêve de médaille olympique

BILLET - Je ne vous le cacherai pas, je suis encore affectée par notre défaite en quarts de finale des Jeux olympiques de Rio. Je sais que c'était déjà bien de revenir de ma blessure et de me rendre au Brésil, mais j'espérais tellement une fin digne des films de Walt Disney.

Je pense que ce qui fait encore plus mal, c’est que nous ayons perdu contre la France. Notre équipe était meilleure que celle des Françaises cet été. Nous aurions dû gagner.

Je vois vraiment ce match comme un échec parce que nous n’avons pas joué notre style de basketball. Nous avons paniqué et nous avons changé notre plan de match.

Même après toutes ces semaines, j’ai encore de la difficulté à repenser aux Jeux olympiques sans avoir les larmes aux yeux. Quand ça m’arrive, je me console en pensant à tous les gens qui étaient derrière moi et qui m’ont encouragée durant la dernière année.

Les gens m’ont envoyé tellement de messages de réconfort pendant que je luttais pour guérir ma blessure. C’est émouvant de relire toutes ces belles paroles.

Le chemin vers Rio a été parsemé d’embûches pour moi. Il y a eu ma blessure aux ligaments croisés du genou, puis mon opération. J’ai aussi perdu une de mes meilleures amies tout juste avant de m’envoler pour le Brésil. C’était une sœur pour moi, elle faisait partie de la famille.

Je voulais monter sur le podium pour elle et mes proches. Je voulais leur offrir ça pour qu’ils soient contents.

En réfléchissant, j’ai finalement compris que le plus important dans cette aventure, c’est le voyage qui m’a amené où je suis aujourd’hui. J’ai réalisé que même si je n’ai pas rapporté de médaille, tout le monde était fier quand même.

Ce n’est pas comme si la vie s’arrêtait parce que je n’ai pas de médaille olympique.

Ça m’a pris du temps à le comprendre. Les jours après le match de quarts de finale ont été difficiles. J’avais beaucoup d’entrevues médiatiques à faire et tout le monde me questionnait sur notre défaite.

Entre les Jeux et mon retour au boulot (eh oui, je suis déjà de retour en France pour jouer dans mon équipe professionnelle), j’ai eu seulement deux semaines de congé. J’en ai profité pour passer du temps à mon chalet, entourée de ma famille.

J’ai éteint mon téléphone et coupé toutes les communications. J’avais besoin de ça pour décanter. Il fallait que je fasse le deuil de mon rêve olympique. Je ne pouvais pas rester en dépression post-olympique indéfiniment. Je devais être prête à jouer dès mon arrivée à Angers.

Ma saison professionnelle a bien commencé. Le basketball est très populaire ici, alors je suis une « vedette » dans la ville. Les gens ont suivi mon processus de réadaptation et sont très heureux de me retrouver sur le terrain. Ça va beaucoup mieux!

Après la grosse année que j’ai vécue, je ne vous cacherai cependant pas que j’ai hâte aux vacances de Noël pour retrouver ma famille. En attendant, je continue de donner mon 100 % sur le terrain!

(Avec la collaboration de Sportcom)