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28/11/2016 07:13 EST | Actualisé 29/11/2017 00:12 EST

Les juristes de l'État disent qu'ils font preuve d'ouverture

QUÉBEC — Les avocats et notaires du gouvernement ont déclaré lundi qu'ils sont ouverts à la négociation même s'ils réclament un nouveau mode de négociation qui permettrait le recours à l'arbitrage.

Le président du syndicat qui les représente, Jean Denis, a ainsi répondu au premier ministre Philippe Couillard, qui a fermé la porte à leur demande la semaine dernière.

Amorçant une sixième semaine de grève, Les Avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) ont répété lundi que le gouvernement doit reconnaître, comme c'est le cas ailleurs au Canada, leur statut particulier.

Dans une conférence de presse, M. Denis a affirmé que le syndicat a posé un geste d'ouverture en se prononçant en faveur du recours à la négociation avant l'arbitrage.

LANEQ a fait cette proposition au gouvernement la semaine dernière et les syndiqués espèrent avoir une réponse ce lundi.

L'objectif est de débattre de cette revendication qui est au coeur du conflit de travail, amorcé parce que les juristes du gouvernement estiment que le mode de négociation actuel est «malsain».

LANEQ plaide que la façon de procéder actuellement met en péril l'indépendance de ses membres parce qu'ils font partie intégrante du système de justice québécois.

Aux journalistes, M. Denis a expliqué que les syndiqués souhaitent que le gouvernement sera disposé à discuter d'un nouveau mode de négociation, ce qui n'a pas été le cas jusqu'ici.

«On s'était fait dire non à plusieurs reprises et on s'est dit qu'on allait arrêter de toujours dire la même chose, on va aller les voir et on va mettre de l'eau dans notre vin, a-t-il dit. Maintenant ils sont censés nous revenir aujourd'hui, ils ont dit qu'ils étudiaient nos propositions.»