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28/11/2016 09:24 EST | Actualisé 29/11/2017 00:12 EST

Les banques doivent éviter la complaisance envers les prêts hypothécaires

VANCOUVER — L'autorité réglementaire des banques canadiennes a recommandé aux prêteurs de ne pas faire preuve de complaisance dans leurs pratiques de souscription de prêts hypothécaires et de ne pas tenir pour acquises la faiblesse des taux d'intérêt et la hausse de valeurs des propriétés.

Dans le texte d'un discours prononcé lundi à Vancouver devant un groupe de professionnels du secteur hypothécaire, le surintendant des institutions financières du Canada, Jeremy Rudin, a estimé que les pratiques optimales de souscription n'avaient jamais été aussi importantes.

M. Rudin est revenu sur les conseils émis plus tôt cette année par l'autorité réglementaire au sujet des pratiques de l'industrie, incluant la vérification des niveaux de revenu des emprunteurs, la gestion des prêts plus à risque et le ratio de couverture de la dette.

Selon lui, les pratiques optimales de souscription de prêts hypothécaires reposent sur l'obtention d'information fiable au sujet des emprunteurs et des biens immobiliers qu'ils achètent.

L'environnement économique actuel explique l'attention portée par le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) aux pratiques liées à la souscription, a expliqué M. Rudin. Il a notamment évoqué les inquiétudes de la Banque du Canada en ce qui a trait à la croissance de l'endettement des ménages, en particulier celle de la dette hypothécaire.

Le BSIF supervise les prêteurs représentant près de 80 pour cent des prêts hypothécaires souscrits au Canada.