POLITIQUE
28/11/2016 01:53 EST | Actualisé 28/11/2016 02:36 EST

La CAQ dénonce des appels frauduleux dans Saint-Jérôme et Arthabaska

QUÉBEC – La CAQ se dit victime de stratagèmes inquiétants dans les élections partielles de Saint-Jérôme et Arthabaska.

Dans Saint-Jérôme, des sympathisants caquistes ont reçu des appels téléphoniques leur indiquant la mauvaise adresse pour le vote par anticipation dimanche dernier. «Au total, on a reçu six ou sept plaintes de citoyens qui se sont fait donner une fausse adresse pour aller voter», dit l’attaché de presse de la CAQ, Thomas Verville. Et ça disait "on va vous rappeler tant que vous ne serez pas allé voter". Il y avait de l’insistance.»

Bien que le stratagème rappelle le scandale des «robocalls» au fédéral, les appels semblent avoir été faits par des individus, selon Thomas Verville. «Tout nous laisse croire que c’était bel et bien des personnes qui se trouvaient au bout du fil», dit-il.

Les fausses adresses ont dirigé les citoyens à divers endroits de la circonscription, notamment au bureau du directeur du scrutin, où il était impossible de voter cette journée-là. «Dans d’autres cas, c’était des adresses vraiment aléatoires», affirme la porte-parole de la CAQ.

Dans Arthabaska, le stratagème était différent. La semaine dernière, une vingtaine de citoyens auraient reçu des appels affichant le numéro du local électoral de la CAQ. «Quand la personne décrochait, la personne au bout du fil raccrochait, explique Thomas Verville. Il le faisait à répétition, cinq, six fois de suite.»

Le porte-parole assure que les appels ne provenaient pas de la CAQ. «Je ne suis pas un expert, mais c’est possible, quand tu fais un appel, de faire en sorte que le numéro qui affiche soit le numéro que tu choisis», assure Thomas Verville.

La CAQ a porté plainte à la Sûreté du Québec dans le cas d’Arthabaska.

À Saint-Jérôme, le parti s’est plaint au directeur du scrutin, mais pas à la police «pour le moment». «Parce que les appels ont cessé une fois que les avis [NDLR : du directeur du scrutin] ont été envoyés» aux autres formations politiques, explique Thomas Verville.

«C’est déplorable, on trouve ça inacceptable, ce genre de tactique-là, ajoute le porte-parole. Mais on n’accuse personne, parce que ça peut être n’importe qui, de n’importe quelle organisation, on ne le sait pas. On ne sait même pas si ça vient d’une organisation politique.»

Le PLQ et le PQ affirment ne pas avoir été la cible de tels stratagèmes.

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