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28/11/2016 10:31 EST | Actualisé 29/11/2017 00:12 EST

L'analyse d'ADN d'Assange déjà au Royaume-Uni (procureur d'Equateur)

L'analyse d'ADN de Julian Assange demandée par la justice suédoise, qui le poursuit pour viol, se trouve déjà au Royaume-Uni où le fondateur de WikiLeaks est réfugié dans l'ambassade d'Equateur, a déclaré lundi le procureur général équatorien, Galo Chiriboga.

Le Parquet suédois avait demandé à son homologue équatorien de réaliser un test d'ADN de Julian Assange au moment de son interrogatoire effectué mi-novembre à l'ambassade d'Equateur à Londres, où l'Australien a trouvé asile en juin 2012.

"La procédure s'est déroulée sans problème. Concernant les questions, il y a répondu; quant au sujet de l'ADN, M. Assange a présenté un document selon lequel il a déjà remis cet ADN à la police anglaise", a déclaré M. Chiriboga à la presse étrangère à Quito.

"La Suède doit donc demander cet ADN à la police anglaise", a-t-il souligné, précisant par ailleurs que le parquet équatorien enverrait "à la mi-décembre" aux magistrats suédois la transcription de l'interrogatoire du fondateur de WikiLeaks.

M. Chiriboga a estimé que le dénouement dans cette affaire contre Assange -dénoncé par une jeune Suédoise en 2010 pour un viol qu'il nie- ne serait pas rapide parce que, selon lui, "il est clair que le parquet (suédois) n'a pas pris les mesures adéquates pour son enquête".

Il a souligné que ce retard dans les investigations sur un crime qui sera prescrit en 2020 "n'est pas imputable à l'Equateur. Il est imputable au parquet suédois".

Julian Assange clame son innocence et refuse de se rendre en Suède de crainte d'être extradé vers les Etats-Unis, qui veulent le juger pour la diffusion de plus de 250.000 documents secrets révélant les dessous de la diplomatie américaine, notamment en Afghanistan et en Irak.

Pendant la campagne de la présidentielle américaine, WikiLeaks a en outre diffusé des milliers de messages piratés de proches d'Hillary Clinton, conduisant John Podesta, le chef de l'équipe de campagne de la candidate démocrate, à accuser Julian Assange de faire le jeu du candidat républicain et désormais président-élu Donald Trump.

L'ex-hacker est toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international et Londres lui refuse un sauf-conduit qui lui permettrait de quitter l'ambassade pour se rendre en Equateur, qui lui a donné asile.

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