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28/11/2016 07:46 EST | Actualisé 29/11/2017 00:12 EST

Italie: Matteo Renzi s'efforce de rassurer avant le référendum

Matteo Renzi s'est efforcé lundi, moins d'une semaine avant un référendum constitutionnel, de rassurer les marchés financiers sur l'issue de ce scrutin qui entretient l'incertitude sur l'avenir politique du chef du gouvernement italien.

Si le non l'emporte dimanche, "il y aura toujours (le lendemain) un gouvernement, qu'il soit politique, technique, super-technique ou super-politique", a assuré M. Renzi, ardent défenseur de la réforme constitutionnelle censée simplifier le système politique du pays.

"Nous ferons tout ce qu'il faut pour que l'Italie soit en mesure d'affronter tous les défis" qui l'attendent, a-t-il ajouté, en présentant devant la presse les chiffres de la loi de finances 2017 que la Chambre des députés vient d'adopter.

Cette loi, qui confirme une baisse des impôts et des ressources supplémentaires pour la santé, les PME ou la reconstruction après les trois séismes ayant frappé le centre du pays, doit encore être votée par le Sénat.

M. Renzi n'a pas précisé devant la presse s'il entendait démissionner ou rester à son poste lundi en cas du victoire du non. "Je ne suis pas de ceux qui s'accrochent à leur fauteuil", a-t-il toutefois déclaré un peu plus tard, en répondant en direct à des questions d'internautes.

Il y a quelques jours, il avait exclu de prendre la tête d'un gouvernement "technique", qui serait essentiellement chargé de réformer la loi visant à élire les députés, avant des élections anticipées.

Interrogé de son côté sur l'incertitude régnant sur les marchés, alimentée aussi par la situation des banques italiennes, le ministre des Finances, Pier Carlo Padoan, a souligné devant la presse que cette incertitude était normale.

"Il est évident que les marchés n'aiment pas l'incertitude" créée par ce référendum, mais "les fondamentaux de l'Italie sont bons", a-t-il souligné.

Le quotidien britannique Financial Times a publié lundi un article jugeant qu'au moins huit banques italiennes risquaient la faillite en cas de victoire du non.

"Il n'y a rien de nouveau" dans cet article, "qui regroupe des exemples connus" de banques en difficulté, a souligné le ministre des Finances. "Peut-être parce que nous sommes lundi, ils n'avaient pas grand-chose à dire", a-t-il ironisé.

Les banques italiennes sont depuis des mois dans le collimateur des marchés financiers, en raison de l'énorme masse de leurs créances douteuses, quelque 360 milliards d'euros pour l'ensemble du secteur.

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