NOUVELLES
26/11/2016 03:43 EST | Actualisé 27/11/2017 00:12 EST

Visite surprise du président du Yémen à Aden

Le président du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite, est arrivé samedi à Aden, déclarée par son gouvernement "capitale provisoire" du pays en guerre, a annoncé un responsable.

Le conflit a commencé à l'été 2014 avec la progression des rebelles Houthis vers la capitale Sanaa, dont ils se sont emparés et qu'ils contrôlent toujours.

C'est la première fois que le président revient au Yémen depuis un an. Sa visite intervient deux mois après l'arrivée à Aden du Premier ministre Ahmed ben Dagher et de sept ministres en vue de rendre le gouvernement opérationnel au Yémen même.

L'avion de M. Hadi a atterri dans la cité portuaire du sud où le chef de l'Etat devrait séjourner plusieurs jours, selon un responsable présidentiel.

M. Hadi avait fui Aden pour Ryad en mars 2015 au moment où les rebelles chiites Houthis menaçaient directement la ville, ce qui avait entraîné l'intervention d'une coalition militaire sous commandement saoudien contre les insurgés pro-iraniens.

Les forces progouvernementales, aidées par la coalition, avaient finalement évincé les rebelles et leurs alliés d'Aden et de quatre autres provinces du sud au cours de l'été 2015.

Dans le sud, les forces pro-Hadi peinent à rétablir la sécurité en raison notamment de la présence de groupes jihadistes.

La visite du président intervient dans un contexte tendu après l'échec d'un énième cessez-le-feu lundi.

Les rebelles ont lancé samedi une attaque à la périphérie de Midi dans le nord-ouest du pays, tuant six soldats et blessant 14 autres, a indiqué une source militaire.

Deux Houthis ont été tués dans les affrontements mais les insurgés ont réussi à chasser les forces loyalistes de la route reliant Midi à Haradh, une localité voisine, selon la même source.

Plus à l'est, les forces gouvernementales ont lancé une attaque depuis la province saoudienne de Najrane, reprenant le poste-frontière fermé d'Al-Baqaa et tuant 18 rebelles, a affirmé un autre responsable militaire. Six combattants loyalistes ont également été tués.

Selon l'ONU, depuis mars 2015, la guerre a fait plus de 7.000 morts et près de 37.000 blessés.

faw/ak/mer/cmk