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26/11/2016 10:03 EST | Actualisé 27/11/2017 00:12 EST

Rome: Renzi réunit ses partisans pour le oui au référendum constitutionnel

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a invité samedi ses partisans à Rome "à ne pas gaspiller l'occasion de changer l'Italie" lors du référendum constitutionnel qui se tiendra le dimanche 4 décembre.

"Ne gaspillons pas l'occasion de changer l'Italie. Il y aura un peu moins de politiciens et un peu plus de politique. Nous sommes dans la dernière ligne droite", a-t-il lancé devant quelque 2.000 sympathisants réunis dans le nouveau palais des congrès de Rome inauguré il y a moins d'un mois.

Les sept prochains jours représentent "la semaine-clé", a ajouté M. Renzi qui aime dire que "les indécis seront décisifs" lors de ce scrutin.

Selon les derniers sondages publiés il y a une semaine, la loi italienne interdisant leur publication dans les 15 jours qui précèdent un scrutin, le non l'emportait avec plusieurs points d'écart mais le nombre d'indécis était très élevé.

La réforme constitutionnelle que doit valider, ou invalider, le référendum de dimanche vise à apporter plus de stabilité politique dans un pays qui a connu 60 gouvernements depuis 1946 et à accélérer le processus législatif en réduisant fortement les pouvoirs du Sénat.

Elle prévoit, entre autre, que seule la chambre des députés voterait la confiance au gouvernement et la majorité des lois, une infime partie étant aussi de la compétence du Sénat.

"Nous croyons en cette possibilité offerte aux citoyens italiens de s'exprimer et nous votons oui", a déclaré à l'AFP-TV Maria, 66 ans, venue assister à ce rassemblement.

Son mari Aldo, 74 ans, explique que l'objet de ce référendum est plus compliqué, "ce n'est pas comme celui sur le divorce, oui ou non, et naturellement ceux qui y sont opposés (aux réformes, ndlr) profitent de l'ignorance des gens".

Etant donné que de nombreux anciens chefs de gouvernement italiens, de Mario Monti à Silvio Berlusconi en passant par Massimo D'Alema, critiquent cette réforme "alors il y a certainement quelque chose de positif" dans ce projet, raisonne par absurde Fabio 33 ans.

Les partisans du non organisent pour leur part un grand rassemblement dimanche en milieu de journée à Rome et espèrent attirer des dizaines de milliers de personnes.

ljm/mr