NOUVELLES
26/11/2016 09:35 EST | Actualisé 27/11/2017 00:12 EST

Interdiction de vol:Les parents d'enfants erronément visés pressent Ottawa d'agir

OTTAWA — Les parents d'enfants dont les noms s'apparentent à des individus qui font l'objet d'une interdiction de vol aérien estiment que l'aide que leur a apportée le gouvernement fédéral jusqu'à maintenant leur a été peu utile, et exhortent Ottawa à en faire plus pour éviter qu'ils continuent à être retenus à l'aéroport.

Le problème semble persister alors que les libéraux ont promis de mettre en place une solution permanente, soit celle de réviser intégralement le système d'interdiction de vols pour rectifier les erreurs qui s'y sont glissées.

L'entrée en vigueur de ce système révisé n'est toutefois prévue que dans au moins 16 mois. Les voyageurs dont les noms ressemblent à ceux se trouvant sur la liste pourront éventuellement obtenir un numéro d'identification unique.

Les parents de dizaines d'enfants ont été aux prises à d'éreintants retards dans les aéroports puisque les noms de ceux-ci correspondent à ceux qui figurent sur les listes de sécurité aérienne.

En juin, le gouvernement fédéral a annoncé que le Bureau des demandes de renseignements du Programme de protection des passagers (BDRPPP) allait venir en aide aux familles qui expérimentent ce genre de problèmes.

Les principaux concernés font toutefois toujours face à ces mêmes situations, bien qu'elles aient communiqué avec le BDRPPP, a indiqué la porte-parole d'un groupe réunissant plusieurs parents mécontents, No Fly List Kids, Khadija Cajee.

Mme Cajee, une résidante de Markham, en Ontario, soutient n'avoir, jusqu'à maintenant, reçu qu'une lettre de la part du BDRPPP un mois après lui avoir fait part des problèmes auxquels elle est confrontée. Le même sort a été réservé à quatre autres familles, affirme-t-elle.

«Jusqu'à maintenant (la promesse du gouvernement) ne s'est répercutée en aucun avancement pour chacun d'entre nous», a ajouté celle dont le fils  de sept ans, Adam, a été retenu à l'aéroport, il y a deux semaines.