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26/11/2016 12:22 EST | Actualisé 27/11/2017 00:12 EST

Des Montréalais contestent la venue d'un groupe d'extrême-droite

MONTRÉAL — Une trentaine de Montréalais se sont réunis devant le métro Beaubien, samedi, à Montréal, pour contester la venue d'un groupe polonais d'extrême-droite qui offrira un spectacle à quelques pas de là.

Le groupe Graveland doit se produire en soirée au théâtre Plaza dans le cadre du festival la Messe des morts.

La formation polonaise, fondée au début des années 1990, a collaboré avec d'autres groupes ouvertement affichés comme néonazies dans le passé, et ses membres ont déjà tenu des propos racistes en entrevue, déclarant notamment avoir des «convictions politiques et des inspirations ayant les traits des idéologies appuyées par les skinheads» ou affirmant que les Juifs avaient une «moralité décadente».

Le promoteur de l'événement martèle que l'événement est apolitique et que tout le monde y est bienvenu, «peu importe son origine».

Quelques militants se sont rassemblés en fin d'après-midi devant le métro pour manifester leur opposition. Plusieurs d'entre eux étaient cagoulés et n'ont pas voulu discuter avec les médias.

La manifestation n'a duré qu'environ une heure.

La sécurité avait été resserrée pour l'événement. Près de dix policiers étaient postés près du métro au début du rassemblement. Les effectifs ont été renforcés puisqu'une vingtaine d'agents en uniforme ont ensuite surveillé les proximités de l'entrée du théâtre Plaza. Plusieurs véhicules de la police étaient dans les environs. La circulation était même détournée des rues St-Hubert et Beaubien.

Parmi la foule de manifestants, il y avait le député fédéral de Rosemont—La-Petite-Patrie, le néo-démocrate Alexandre Boulerice, dont la circonscription située dans le quartier où aura lieu le spectacle.

«Je suis préoccupé par le fait qu'il puisse y avoir des groupes qui ont des affinités avec le fascisme ou qui ont des propos qui ressemblent à du suprémacisme blanc qui sont ici, dans ma circonscription à Montréal», a-t-il expliqué.

«Je comprends que les musiciens ont le droit de jouer leur musique, mais je pense que les citoyens qui sont pas à l'aise avec des mouvements qui sont proches de l'extrême-droite ont aussi le droit d'exprimer leur désaccord», a-t-il ajouté.