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25/11/2016 04:18 EST | Actualisé 26/11/2017 00:12 EST

Réunion ministérielle sur l'Ukraine mardi à Minsk (MAE français)

Les ministres des Affaires étrangères français, allemand, russe et ukrainien se réuniront mardi à Minsk, la capitale du Bélarus, pour tenter d'avancer dans le processus de paix en Ukraine, a annoncé vendredi le Quai d'Orsay.

"L'objectif est de faire le bilan de ce qui a été fait à Berlin le 19 octobre" au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, a précisé le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Alexandre Giorgini.

"Il faut établir une feuille de route et examiner ensemble les volets du processus", a-t-il ajouté, sans plus de précisions, lors d'un point de presse.

La réunion rasssemblera le Français Jean-Marc Ayrault, l'Allemand Frank-Walter Steinmeier, le Russie Sergueï Lavrov et l'Ukrainien Pavlo Klimkine.

Lors du sommet de Berlin, les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Petro Porochenko se sont fixé pour objectif de débloquer d'ici fin novembre l'impasse dans le conflit ukrainien.

Ils ont alors évoqué une "feuille de route" pour la mise en oeuvre de "tous les accords de Minsk", signés en février 2015 sous l'égide de Paris et Berlin.

Ces accords, censés mettre fin au conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes dans l'est prorusse du pays, ne sont pas entièrement respectés par les deux parties.

Ils comprennent notamment les épineuses questions du respect du cessez-le-feu, de l'organisation d'élections dans les régions rebelles, de la libération des prisonniers détenus dans chaque camp et de la restauration du contrôle par l'Ukraine de sa frontière orientale avec la Russie.

Les Occidentaux accusent la Russie de Vladimir Poutine de soutenir militairement les rebelles prorusses, ce que le Kremlin dément. Le conflit a fait près de 10.000 morts depuis 2014.

Le président Barack Obama et cinq dirigeants européens, dont la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande, ont appelé le 18 novembre à Berlin au maintien des sanctions contre la Russie jusqu'au respect effectif des accords de Minsk.

L'arrivée prochaine à la Maison blanche de Donald Trump, réputé plus ouvert envers Moscou, pourrait changer la donne sur cette délicate question, qui divise aussi les Européens.

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