NOUVELLES
25/11/2016 00:06 EST | Actualisé 25/11/2017 00:12 EST

Mexique: 32 cadavres exhumés de fosses communes clandestines

Trente-deux cadavres, ainsi que neuf têtes, ont été exhumés de plusieurs fosses communes clandestines découvertes dans l'Etat de Guerrero, dans le sud du Mexique, ont annoncé jeudi les autorités locales.

"Les découvertes sont effroyables", a déclaré le porte-parole de la Sécurité de cet Etat, Roberto Alvarez, précisant que les cadavres appartenaient à 31 hommes et une femme.

Renseignés par un appel anonyme, les policiers ont d'abord découvert sur les lieux une personne séquestrée, une camionnette, des gilets pare-balles et un frigo contenant quatre têtes qui pourraient appartenir à des corps portant des marques de torture, découverts il y a quelque jours dans un village de Tixtla de Guerrero, selon M. Alvarez.

En tout, 17 fosses ont été repérées entre mardi et jeudi sur une colline du village de Pochahuixco, dépendant de la municipalité de Zitlala, et les recherches vont se poursuivre.

Les restes humains qu'elles renfermaient ont été transportés jusqu'à Chilpancingo, la capitale de Guerrero, pour y être identifiés, a précisé M. Alvarez dans un communiqué.

Les corps "étaient dans différents états de décomposition, certains déjà momifiés", a-t-il précisé.

Guerrero, grand producteur de marijuana et de pavot qui alimentent le trafic à destination des Etats-Unis, est l'un des Etats les plus touchés par les violences entre les cartels de drogue et par la corruption.

Au moins 24 personnes y ont été tuées durant le week-end dernier.

C'est également là que 43 étudiants ont disparu en 2014, provoquant l'émoi dans tout le pays et au-delà.

"Guerrero vit le défi d'une délinquance qui se traduit par l'affrontement de groupes délictueux pour le contrôle du territoire", a affirmé M. Alvarez.

Plus de 170.000 personnes ont été assassinées et plus de 28.000 sont portées disparues au Mexique depuis que les autorités ont déclaré la guerre aux cartels de la drogue en 2006, selon les chiffres officiels qui ne précisent pas le nombre de victimes liées directement au crime organisé.

jg/mf/gde/rap/cr