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25/11/2016 09:36 EST | Actualisé 26/11/2017 00:12 EST

Le seul regret de l'ex-président ukrainien Ianoukovitch est de "n'avoir pas appelé l'armée"

L'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, destitué en février 2014 suite au soulèvement pro-occidental du Maïdan, a assuré vendredi que sa seule erreur était de "n'avoir pas appelé l'armée et introduit la loi martiale" pour mettre fin aux troubles.

"Ma principale erreur: je n'ai pas pu, je n'ai pas trouvé la force de signer le décret sur l'appel à l'armée et l'introduction de la loi martiale", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie.

"Cela aurait été le seul moyen d'arrêter les radicaux mais je n'ai pas pu me résoudre au bain de sang", a poursuivi M. Ianoukovitch, qui avait quitté Kiev dans la précipitation le 21 février 2014, avant de fuir l'Ukraine pour la Russie.

La contestation pro-européenne du Maïdan, qui avait pris forme sur la place centrale de Kiev le 21 novembre 2013, s'était terminée trois mois plus tard après une sanglante répression et la mort d'une centaine de manifestants et d'une vingtaine de policiers dans des affrontements.

L'arrivée des pro-européens au pouvoir a été suivie par l'annexion en mars 2014 de la péninsule de Crimée par la Russie, et par le déclenchement d'un conflit meurtrier avec des séparatistes prorusses dans l'Est du pays, qui a fait à ce jour plus de 9.600 morts.

Destitué par le parlement ukrainien après sa fuite de Kiev, M. Ianoukovitch est inculpé en Ukraine pour "meurtre de masse", "usurpation du pouvoir" et "vol de biens publics à grande échelle".

Toujours exilé en Russie, M. Ianoukovitch a exprimé à plusieurs reprises l'envie de revenir en Ukraine, bien qu'il n'y dispose plus d'aucun appui politique.

tbm/pg