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25/11/2016 05:31 EST | Actualisé 26/11/2017 00:12 EST

Coupe des confédérations - Mini répétition et maxi défis

170 jours pour sortir du marasme... La Coupe des confédérations, dont le tirage au sort a lieu samedi à Kazan, démarre le 17 juin. Mais entre les stades en retard, la corruption et la débâcle de la sélection russe, les défis sont nombreux pour la Russie et ce tournoi des champions, qui fait figure de répétition avant le Mondial-2018.

Huit équipes seront à la bagarre: la Russie, bien sûr en tant que pays-hôte, l'Allemagne championne du monde, et les champions des six confédérations du foot: le Portugal (Europe), le Mexique (Amérique du Nord et centrale), le Chili (Amérique du Sud), l'Australie (confédération asiatique), et la Nouvelle-Zélande pour l'Océanie.

Le représentant de l'Afrique ne sera désigné que le 5 février, à l'issue de la Coupe d'Afrique des Nations au Gabon.

La dotation n'est pas anodine, pour ce tournoi, dont le tenant du titre est le Brésil, en 2013 devant son public. 20 millions de dollars au total dont 4,1 millions pour le vainqueur et 3,6 pour le finaliste.

Encore faut-il que la compétition, organisée à Moscou, Sotchi, Kazan et Saint-Pétersbourg, se déroule dans de bonnes conditions.

A Saint-Pétersbourg, la pelouse qui doit accueillir la finale, le 2 juillet, n'est pour l'instant pas praticable. Le système rétractable faisait figure de belle innovation technologique, mais "le terrain se rétracte de manière instable. Il doit être renforcé", a reconnu le vice-Premier ministre Vitali Moutko, en promettant que des "solutions techniques" allaient être trouvées. "C'est une histoire très triste. Les constructeurs ont promis de tout corriger avant la fin de l'année", commente le président russe Vladimir Poutine.

La semaine dernière, l'ancien vice-gouverneur de Saint-Pétersbourg, Marat Oganesyan, a aussi été arrêté pour fraude dans une affaire impliquant la société censée fournir le stade en panneau de résultats.

- Défaite au Qatar -

Sur le plan sportif, la Russie n'est pas mieux lotie. Après un Euro catastrophique, terni en prime par la violence de ses hooligans, la sélection est toujours à la peine. La démission de l'emblématique Leonid Sloutski, à l'issue de l'Euro, n'a pas servi de déclic, à l'image de la défaite en amical 2-1 au Qatar, modeste 88e au classement Fifa. Et la naturalisation de joueurs étrangers d'origine russe, pour pallier la pauvreté de l'effectif local, n'a pas suffi jusqu'ici. La Russie est 55e au classement Fifa, coincée entre Israël et l'Arabie Saoudite...

Le tirage au sort de la Coupe des confédérations, ne devrait en revanche pas trop poser de problèmes, malgré quelques subtilités dans l'organisation.

Deux chapeaux sont prévus. Dans le premier l'équipe hôte, la Russie, et les nations les mieux classées par la Fifa: l'Allemagne, le Chili et le Portugal. Dans le second, le Mexique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le futur champion africain.

- Boban préside au tirage -

Les équipes seront ensuite réparties dans les poules A et B avec deux têtes de série (chapeau 1) dans chaque groupe, la Russie figurant d'office dans la poule A.

En théorie, deux sélections d'une même confédération ne peuvent se retrouver dans le même groupe. Mais avec la présence de la Russie, de l'Allemagne et du Portugal issus de l'UEFA, la règle ne sera pas respectée cette fois.

Le Portugal ou l'Allemagne pourrait donc croiser le fer avec la Russie d'entrée dans le groupe A, à moins que les champions d'Europe et les champions du monde se retrouvent tous deux dans le groupe B.

Après un mini-championnat en phase de poule, les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour les demi-finales.

Samedi (15h00 GMT), à la Tennis Academy de Kazan, le tirage au sort doit durer 40 minutes. La cérémonie, dirigée notamment par l'ancien international croate Zvonimir Boban, aujourd'hui secrétaire général adjoint de la Fifa, ne devrait pas prendre de retard contrairement au stade de Saint-Pétersbourg.

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