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25/11/2016 09:18 EST | Actualisé 26/11/2017 00:12 EST

Colombie: les Farc pour un candidat unique des pro-paix à la présidentielle de 2018

Le chef de la guérilla des Farc, Rodrigo Londoño, a proposé vendredi qu'un seul candidat représente tous les partisans de la paix lors de la présidentielle de 2018 en Colombie, au lendemain de la signature d'un accord de fin du conflit armé.

"Nous lançons un appel à organiser une candidature qui regroupe toutes les aspirations de ceux qui veulent la paix, et qui assure la continuité de cet accord", a déclaré Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre "Timoleon Jimenez" ou "Timochenko", lors d'une conférence de presse à Bogota.

Sans avancer de nom, le chef de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a estimé que ce candidat unique pour le scrutin de mai 2018 devrait être une personne qui "ne suscite pas de résistance ni au sein d'une partie, ni au sein de l'autre", en référence au gouvernement actuel et à la guérilla marxiste.

"Les secteurs qui s'opposent à la paix sont déjà en campagne électorale", a-t-il averti en ajoutant: "Pourquoi ceux qui veulent la paix, ne commencent-ils pas à parler dès maintenant?"

"Timochenko" a estimé que la signature la veille de l'accord de paix avait "un goût de victoire" après le rejet de la première version du pacte lors du référendum du 2 octobre, texte qui a été renégocié depuis pour intégrer certaines propositions de l'opposition.

"Nous avons assoupli des positions, mais pas de principe. Le plus gros, la structure fondamentale de l'accord a été maintenue", a-t-il affirmé.

Lors de son discours pendant la cérémonie de signature, le chef des Farc a proposé de former un gouvernement de transition qui assure la mise en application de l'accord, issu de près de quatre ans de pourparlers de paix, pour mettre fin à 52 ans de confrontation armée.

"Il s'agit de commencer à le chercher (...) afin de garantir que la paix aille de l'avant", a estimé le commandant guérillero des Farc, entrées en rébellion en 1964 à l'issue d'une insurrection paysanne.

La Colombie vit depuis plus d'un demi-siècle un complexe conflit armé qui, au fil des décennies, a impliqué une trentaine de guérillas de gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et l'armée, faisant à ce jour plus de 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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