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19/11/2016 06:57 EST | Actualisé 20/11/2017 00:12 EST

Un avion russe escorté par des chasseurs suisses, Moscou demande des explications

Deux avions de chasse suisses ont escorté vendredi un avion du gouvernement russe au-dessus du territoire helvétique pour un "contrôle de routine", selon l'armée suisse, une procédure qui a suscité la protestation de l'ambassade de Russie.

L'appareil transportait des membres de la délégation russe et des journalistes se rendant à Lima pour participer au forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

Des photos montrant les chasseurs suisses à proximité de l'avion ont été postées sur les réseaux sociaux.

"Vendredi 18 novembre 2016, peu après 15h00 heures, deux avions FA/18 des Forces aériennes suisses ont procédé à un contrôle de routine d'un avion de l'Etat russe. Cet avion était annoncé. Il s'agissait, comme le prévoient les règles de l'ICAO, de vérifier l'identification de l'avion concerné", a indiqué dans un message le porte-parole de l'armée suisse, Daniel Reist.

l'ICAO est l'acronyme anglais de l'OACI, Organisation de l'aviation civile internationale.

M. Reist a rappelé que les Forces aériennes Suisses "effectuent entre 300 et 400 contrôles d'aéronefs d'Etat tiers par an". "Ces contrôles correspondent aux procédés standards de l'ICAO et suivent des règles ICAO strictes", a-t-il souligné.

Les autorités russes ont fait part de leur étonnement et demandé des explications au gouvernement helvétique.

"Nous avons demandé des explications à la Suisse concernant l'incident impliquant un avion du gouvernement russe dans l'espace aérien suisse", a écrit sur Twitter samedi l'ambassade de Russie à Berne.

Ce n'est pas la première fois qu'un avion russe traversant l'espace aérien helvétique est soumis à une telle procédure.

En octobre 2015, Moscou avait protesté auprès de l'ambassadeur suisse à la suite d'une manoeuvre d'un F/A-18 à proximité d'un avion russe transportant une délégation parlementaire de la Douma à Genève.

La Suisse avait présenté ses excuses, mais précisé que les autorités russes avaient été prévenues.

Le ministère russe des Affaires étrangères avaient jugé "peu convaincantes" les explications officielles suisses.

gca/ib