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19/11/2016 05:14 EST | Actualisé 20/11/2017 00:12 EST

Syrie: 27 civils tués dans des bombardements du régime sur Alep-Est (OSDH)

Au moins 27 civils ont péri samedi dans des frappes aériennes et bombardements du régime syrien sur les quartiers rebelles d'Alep, au 5e jour de l'offensive de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Quasiment aucun quartier d'Alep-Est n'a été épargné par les bombardements du régime aujourd'hui", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Depuis mardi, au moins 92 civils ont péri, selon un bilan de l'OSDH, dans les bombardements du régime de Bachar al-Assad sur les quartiers tenus par les rebelles dans la deuxième ville de Syrie, principal front du conflit qui ravage le pays depuis 2011.

Depuis précisément vendredi, le correspondant de l'AFP sur place a entendu dans un bruit terrifiant, des roquettes, des obus et des barils d'explosifs qui s'abattent en faisant trembler le sol et les immeubles.

Les Casques blancs --secouristes en zone rebelle--ont posté sur leur page Facebook samedi des vidéos et des photos témoignant de la violence des bombardements.

Dans l'une des vidéos, on peut voir des volontaires près d'un cadavre couvert de sang dans une rue. "Nous n'avons plus de sacs" pour envelopper les corps, s'écrie l'un d'eux. "Faites vite, faites vite", crie un autre tandis que les secouristes scrutent le ciel pour voir si des avions survolent la zone.

Dans une autre vidéo, les secouristes enveloppent un corps au milieu d'une rue dévastée et jonchée de décombres.

"C'est un jour catastrophique à Alep assiégée avec un bombardement sans précédent avec tout type d'armes", écrivent Les Casques blancs, affirmant avoir recensé l'explosion de "2.000 obus d'artillerie et 250 frappes aériennes".

Les troupes du président syrien Bachar al-Assad sont déterminées à reprendre coûte que coûte la partie est d'Alep qui leur échappe depuis 2012. Elles contrôlent l'ouest de cette cité au riche passé historique et qui est devenue un enjeu majeur de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis 2011.

Les structures de secours ont aussi été durement affectées par cette pluie de bombes, plongeant les 250.000 habitants qui résideraient encore dans les quartiers est dans une situation de plus en plus dramatique.

ram/hj