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19/11/2016 05:28 EST | Actualisé 20/11/2017 00:12 EST

Le premier téléphérique urbain de France entre en service à Brest

Le premier téléphérique urbain de France a été mis en service samedi à Brest (ouest), où la ministre de l'Environnement a souhaité que d'autres villes se dotent de ce moyen de transport "propre", "silencieux" et "peu coûteux".

"Le transport par câble, c'est vraiment le transport du futur notamment dans les agglomérations qui sont surchargées par la circulation", a déclaré la ministre Ségolène Royal après un trajet à bord de l'une des deux cabines.

"Je vais relancer un nouvel appel a projet" pour des transports par câble, a-t-elle déclaré. "Il n'y a pas plus propre que le transport par téléphérique, il n'y a pas plus sécurisé, il n'y a pas plus silencieux et en plus il n'y a pas moins coûteux", a-t-elle assuré.

A Brest, le téléphérique circule au-dessus de la rivière Penfeld, qui coupe la ville en deux. Pour la franchir, les Brestois avaient jusqu'à présent le choix entre deux ponts très fréquentés aux heures de pointe.

Les deux nacelles du téléphérique, intégré au réseau de transports en commun de l'agglomération, peuvent embarquer jusqu'à 60 personnes pour un trajet de 420 mètres réalisé en moins de trois minutes.

Particularité du téléphérique brestois: les deux cabines, qui peuvent fonctionner avec des vents de près de 110 km/h, ne se croisent pas l'une à côté de l'autre, mais l'une au-dessus de l'autre.

Autre spécificité: une partie des vitres des cabines, très stables, se teinte à l'approche des habitations afin de préserver l'intimité de leurs résidents.

D'un coût de 19 millions d'euros --dont la moitié provenant de subventions--, la solution d'un téléphérique a été privilégiée à celle d'un pont, qui aurait nécessité une enveloppe comprise entre 30 et 60 millions d'euros, selon la métropole.

A l'étranger, Rio de Janeiro, New York ou Alger ont déjà intégré un téléphérique à leur réseau de transport urbain. En France, il reste pour l'heure cantonné au tourisme, mais encouragé par une loi de 2009, il devrait voir le jour dans plusieurs autres villes dont Orléans, Toulouse, Grenoble, Chambéry, Saint-Étienne et Créteil.

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