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19/11/2016 12:21 EST | Actualisé 20/11/2017 00:12 EST

Colombie: un guérillero de l'ELN tué lors de combats avec l'armée

Un guérillero de l'ELN, rébellion avec laquelle le gouvernement de Colombie veut lancer des négociations de paix, a été tué lors de combats avec l'armée, a annoncé cette dernière samedi.

"A l'issue de combats nourris, +Luis+ ou +El Pastuso+ est mort dans le cadre d'opérations militaires" dans le département du Choco (nord-ouest), a précisé l'armée dans un communiqué, soulignant qu'il s'agit d'un des chefs du Front Cacique Calarca de l'Armée de libération nationale (ELN).

Sur Twitter, le président colombien Juan Manuel Santos s'est félicité de la "neutralisation de +Pastuso+", qui était recherché notamment pour enlèvements et meurtres selon l'armée.

L'ELN, seconde guérilla du pays après les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), est apparue en 1964 sous l'influence de la révolution cubaine et compte encore quelque 1.500 combattants.

Le gouvernement et cette rébellion, en dialogues exploratoires depuis janvier 2014, avaient prévu de lancer des pourparlers de paix le 27 octobre, puis d'entamer formellement les discussions le 3 novembre en Equateur.

Mais le processus a été suspendu, le gouvernement exigeant la libération préalable de l'ex-député du Choco Odin Sanchez, qui n'a toujours pas eu lieu.

Depuis cette suspension, les autorités ont accusé l'ELN de plusieurs actions violentes, notamment un attentat contre un oléoduc et une attaque à l'explosif contre un bus de la police qui a fait 17 blessés, et la soupçonne d'avoir pris ces dernières semaines un nouvel otage, de nationalité russe.

Ces tensions surviennent alors que le cessez-le-feu observé depuis août avec les Farc, dans le cadre des négociations de paix avec cette guérilla, a montré ses fragilités cette semaine avec l'annonce de la mort de deux guérilleros lors de combats.

Le conflit armé déchirant la Colombie depuis plus d'un demi-siècle a impliqué au fil des décennies guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite, forces armées et bandes criminelles, faisant officiellement 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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