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19/11/2016 08:47 EST | Actualisé 20/11/2017 00:12 EST

40 ans du PQ: comment concilier le projet d'indépendance et la prise du pouvoir?

MONTRÉAL — En conclusion d'un colloque sur les 40 ans de l'accession du Parti québécois au pouvoir, samedi, à Montréal, le regard a été tourné vers l'avenir de la formation et les constats du plus récent revers électoral en 2014.

Bien sûr, la place que devrait occuper le projet d'indépendance du Québec dans une prochaine campagne a de nouveau été abordée, l'ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, ayant mis la table dans un discours, livré samedi, et publié dans certains médias la veille.

Dans ce discours, Mme Marois estime que le revers électoral s'explique par le refus de s'engager à ne pas tenir de référendum sur l'avenir constitutionnel dans un premier mandat, et par la candidature de Pierre Karl Péladeau — qu'elle qualifie tout de même de «candidature économique exceptionnelle» et «souhaitée» —, qui aurait donné lieu par les adversaires à une «campagne de peur aux caractéristiques référendaires».

En entrevue, samedi, Mme Marois a dit croire qu'il ne s'agissait pas de «mettre de côté la perspective de la souveraineté», et que cela devrait se faire par les débats, l'expression de la parole, les recherches et les analyses sur la pertinence de l'indépendance.

L'ancienne première ministre a toutefois ajouté que le devoir pour un parti politique qui veut faire l'indépendance du Québec est de «pouvoir être aussi capable de gouverner le Québec».

Certaines voix lors de ce colloque ont fait valoir qu'il fallait en faire plus pour «raviver la flamme», comme Maxime Arseneau, ministre responsable des Îles et ministre de l'Agriculture entre 2001 et 2003, disant que bon nombre de partisans de l'indépendance étaient «croyants, mais non pratiquants».

La députée et ex-candidate dans la course à la direction du PQ, Martine Ouellet, fait une lecture «complètement différente» du revers de 2014, et a dit croire, samedi, qu'un nombre important de sympathisants du PQ n'avaient pas voté, «justement parce qu'il n'y avait pas d'engagements à réaliser l'indépendance».