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13/11/2016 07:24 EST | Actualisé 14/11/2016 05:49 EST

Donald Trump à «60 Minutes»: les déclarations importantes (VIDÉO)

Le président désigné des États-Unis Donald Trump était de passage à l'émission 60 Minutes sur le réseau CBS dimanche soir. Il s'agissait de la première entrevue télévisée de M. Trump depuis son élection le 8 novembre. Voici quelques-unes des déclarations importantes du prochain président lors de l'entretien.

Il nommera à la cour suprême des juges anti-avortement et pro-armes à feu

«Les juges seront pro-life» (anti-avortement), a-t-il expliqué, tout en assurant qu'ils seraient «très favorables au Deuxième amendement» de la Constitution américaine, qui garantit le droit de chaque citoyen américain à posséder une arme à feu.

Cette décision veut également dire qu'il est possible que l'avortement ne soit plus reconnu comme un droit constitutionnel, comme il l'est depuis 1973 grâce à l'arrêt Roe v. Wade.

Si cela survenait, les États décideraient individuellement si l'avortement est légal ou pas sur leur territoire. Cela veut dire que certaines femmes devront «aller dans un autre État» pour se faire avorter, a soutenu M. Trump, dimanche.

Il ne veut pas contester le principe du mariage homosexuel

Donald Trump a assuré qu'il n'entendait pas revenir sur le principe du mariage homosexuel, estimant que le sujet était clos.

«Ce n'est plus d'actualité, parce que ça a déjà été décidé. C'est la loi. (...) C'est fini», a déclaré le magnat de l'immobilier, expliquant que «cela (lui) convient».

Il expulsera jusqu'à 3 millions d'immigrés clandestins

Le président désigné est revenu à la ligne dure de sa campagne et rompant avec la modération affichée depuis son élection.

Ce projet d'expulsion de masse concerne les «criminels», les personnes ayant des antécédents judiciaires, «qui appartiennent à des gangs, qui sont des trafiquants de drogue».

Selon lui, ils représentent «sans doute 2 millions» de personnes, mais «ça peut aussi être 3 millions», qui seront renvoyées dans leur pays d'origine ou incarcérées aux États-Unis.

Il renoncera à son salaire de président

Le président désigné, dont la fortune personnelle a été estimée, début octobre, à 3,7 milliards de dollars par le magazine Forbes, a expliqué qu'il ne percevrait que le dollar symbolique auquel l'oblige la loi. Le salaire du président des États-Unis est de 400 000$ par année.

Donald Trump avait affirmé lors de la campagne qu'il n'accepterait pas de salaire s'il accédait à la Maison-Blanche.

Il dénonce les agressions qui sont suvenues depuis son élection

Donald Trump a condamné toute agression contre des minorités aux États-Unis, dont plusieurs dizaines ont été signalées depuis son élection.

«Je dirais (aux auteurs de ces agressions verbales ou menaces) ne faites pas ça, c'est terrible, parce que je vais réunifier ce pays», a-t-il expliqué, se tournant ensuite vers la caméra pour dire «arrêtez».

Il tente de rassurer les manifestants

Trump a exhorté les manifestants qui ont défilé ces derniers jours dans les grandes villes des États-Unis à ne pas avoir «peur» de sa présidence.

«N'ayez pas peur. Nous allons rétablir notre pays», a-t-il déclaré à ces manifestants, qui craignent notamment que l'homme d'affaires ne contribue à affaiblir les droits des minorités, leur demandant «un peu de temps».

(Avec AFP)

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