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12/11/2016 10:47 EST | Actualisé 13/11/2017 00:12 EST

Venezuela: gouvernement et opposition se sont retrouvés samedi

Le gouvernement socialiste du président vénézuélien Nicolas Maduro et l'opposition de centre droit se sont retrouvés samedi à Caracas pour poursuivre le fragile dialogue engagé entre les deux parties, a-t-on appris auprès des participants.

Cette deuxième séance de négociation entre le gouvernement et l'opposition, réunie principalement au sein de la Table pour l'unité démocratique (MUD), s'était engagée vendredi dans un hôtel de la capitale vénézuélienne, sous les auspices notamment du Vatican.

Les entretiens de samedi matin doivent préciser le programme de plusieurs groupes de travail.

Selon des sources proches de la MUD, une nouvelle réunion plénière de tous les délégués et des personnalités extérieures, comme l'ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ou l'ex-président dominicain Leonel Fernandez, aura lieu ensuite.

Une déclaration d'Ernesto Samper sur l'état d'avancement des discussions engagées le 30 octobre était attendue.

Avec l'envoyé spécial du pape François, Mgr Claudio Maria Celli, Ernesto Samper, ancien président colombien et désormais secrétaire général de l'Union des nations sud-américaines (Unasur), avait évoqué devant la presse dans la nuit de vendredi à samedi la possibilité d'une "déclaration de principes" partagés entre les représentants du gouvernement et ceux de l'opposition.

"Il y a eu des avancées sur des points centraux, dont le contenu exact sera révélé" à l'issue de cette deuxième étape des discussions, avait ajouté M. Samper.

Surfant sur le mécontentement populaire dans ce pays pétrolier qui a sombré économiquement avec la chute des cours du brut, l'opposition réclame un référendum pour révoquer Nicolas Maduro d'ici fin 2016, ou des élections anticipées au premier trimestre 2017, alors que celles ci sont prévues normalement pour la fin de 2018.

De fait, ce référendum révocatoire a été gelé par les autorités électorales, une décision confirmée vendredi par le Tribunal suprême de justice (TSJ) qui a rejeté un appel de la MUD. Et le chef de l'Etat martèle qu'il restera à son poste jusqu'à la fin de son mandat, en janvier 2019.

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