NOUVELLES
12/11/2016 17:04 EST | Actualisé 13/11/2017 00:12 EST

Le secrétaire général de l'Otan met en garde contre la tentation de "faire cavalier seul"

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, prévient dans The Observer, version dominicale du quotidien The Guardian, que "faire cavalier seul n'est pas une option", après l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

"Nous sommes confrontés aux plus grands défis sécuritaires depuis une génération", écrit dans une tribune Jens Stoltenberg, dans un contexte d'inquiétudes concernant la position du nouveau président américain vis-à-vis de l'Otan.

"Ce n'est pas le moment de remettre en cause le partenariat entre l'Europe et les Etats-Unis", a souligné M. Stoltenberg.

M. Trump avait semé l'inquiétude durant sa campagne électorale en laissant entendre que Washington pourrait réfléchir à deux fois avant de venir en aide à un allié de l'Otan en danger qui n'aurait pas mis de moyens au pot commun.

Une telle attitude remettrait en cause le principe de la défense collective, qui est au coeur du traité fondateur de l'Otan.

M. Stoltenberg rappelle que la seule fois où l'Otan a eu recours à ce principe - "une attaque contre l'un est une attaque contre tous" -, c'était au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis.

Plus d'un millier de soldats européens déployés en Afghanistan "ont payé le prix ultime" dans cette opération qui était "une réponse directe" à ces attaques, a-t-il souligné.

Selon lui, l'Otan a permis "l'intégration de l'Europe" et la fin de la Guerre froide. "Les dirigeants européens ont toujours compris que faire cavalier seul n'est pas une option", a souligné le secrétaire général.

L'alliance continue de jouer un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme, a ajouté M. Stoltenberg.

Il a cependant reconnu que les dirigeants européens doivent accroître leurs contributions financières auprès de l'Otan qui compte 28 pays membres. La même remarque avait été faite par Donald Trump au cours de sa campagne.

Actuellement, les Etats-Unis contribuent à hauteur de 70% aux dépenses de l'OTAN.

"Il est trop facile de prendre pour acquis les libertés, la sécurité et la prospérité dont nous jouissons", a-t-il pointé.

"En cette période incertaine, nous avons besoin d'un leadership américain fort et d'Européens prêts à assumer leur juste part", écrit le secrétaire général. "Mais par-dessus tout, nous devons reconnaître l'importance du partenariat Europe-Amérique. Il reste indispensable".

rhm/kb/juf/mba