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08/11/2016 07:08 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

Une défenseure des pipelines sur le comité de modernisation de l'ONÉ

Ottawa nomme une défenseure de l'industrie du pipeline sur le comité chargé de la modernisation de l'Office national de l'énergie (ONÉ), un geste qui risque de faire lever des sourcils. Car Brenda Kenny a déjà confié en entrevue «regretter» de ne pas avoir assisté à la construction de nouveaux pipelines alors qu'elle était présidente de l'Association canadienne de pipelines d'énergie (ACPE).

Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé mardi la composition de son comité d'experts qui a pour mission de revoir de fond en comble le fonctionnement de l'organisme qui réglemente l'énergie au pays et donne son aval à la construction d'oléoducs.

Parmi ces experts, on compte Mme Kenny, qui a occupé de 2008 à 2016 le poste de présidente et chef de la direction de l'Association canadienne de pipelines d'énergie (ACPE).

Lors d'une entrevue à la CBC pour souligner la fin de son mandat en janvier dernier, elle n'a pas caché son parti pris en faveur de la construction de nouveaux oléoducs.

À la question «regrettez-vous de ne pas être parvenue à ce qu'un nouveau pipeline destiné à l'exportation soit construit sous votre mandat?», Mme Kenny a répondu par l'affirmative.

Elle a dit le «regretter» à titre de Canadienne plutôt qu'en tant que «défenseure de l'industrie du pipeline», en raison des «conséquences non désirées». À ses yeux, le manque de pipelines au pays signifie que le transport de pétrole se fait de façon moins sécuritaire. Elle a  également soutenu que cela a une incidence négative sur les revenus de l'État.

Parmi les autres experts nommés mardi, on note Hélène Lauzon, du Conseil patronal de l'Environnement du Québec (CPEQ), Gary Merasty, ancien député libéral issu de la nation des Cris, David Besner, de l'Institut de l'énergie Nouveau-Brunswick, et Wendy Grant-John, ancienne chef de la bande de Musqueam.