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08/11/2016 15:04 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

Une bourse de 25 000 $ recommandée pour les internes en psychologie

Dans la foulée des moyens de pression entrepris par les futurs psychologues pour obtenir une rémunération, l'ancien président de l'Ordre des psychologues du Québec a été mandaté par le gouvernement libéral pour étudier la demande des étudiants au doctorat.

Actuellement, la majorité d'entre eux ne reçoivent aucun soutien financier lors de l'internat obligatoire de 1600 heures à la dernière année universitaire. 

« Toutes les personnes et les institutions rencontrées au cours de notre travail soutiennent sans exception l'idée de la nécessité d'un soutien financier aux internes en psychologie », écrit M. Granger, qui a consulté les universités, l'Ordre des psychologues et les gestionnaires du réseau de la santé, entre autres.

L'expert fait notamment valoir la question de l'équité avec les futurs médecins, qui bénéficient d'un soutien financier du gouvernement à la résidence, l'équivalent de l'internat en psychologie.

Une facture de 6,6 millions de dollars

Luc Granger en vient à recommander une aide financière de 25 000 $ en se basant sur le programme de bourses déjà en place à l'Université Concordia pour les internes en psychologie. La moyenne canadienne pour la rémunération des futurs psychologues s'élève à environ 31 000 $.

« Un compromis acceptable nous semble de prendre exemple sur le montant attribué par l'Université Concordia, montant qui répond aux critères d'accréditation de la SCP [Société canadienne de psychologie], qui se rapproche de la moyenne canadienne – surtout qu'il s'agit d'une bourse qui est traitée fiscalement de façon différente qu'un salaire », fait valoir M. Granger.

Selon lui, les universités « sont unanimement en accord avec la mise sur pied d'un tel programme et sont d'accord pour l'administrer ».

En se basant sur un nombre moyen de 265 internes dans le service public, il évalue la somme totale pour le gouvernement à 6 620 000$, qui serait versée dans des enveloppes spéciales aux universités.

Luc Granger préconise un système de bourses gérées par les universités plutôt qu'un salaire versé par l'institution qui accueille l'interne pour éviter « que les besoins de l'employeur passent avant les besoins de formation ».

Les étudiants encouragés

La Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) se réjouit des conclusions du rapport. « Ça vient vraiment donner un appui solide à la nécessité de rémunérer l'internat en psychologie », affirme le président par intérim Eddy Larouche, sans néanmoins endosser toutes les propositions.

Le montant de la rémunération reste à établir, selon lui. La Fédération estime que la rémunération de ses membres devrait se situer entre la moyenne canadienne et celle des médecins résidents, qui avoisine les 45 000 $.

25 000 $ nets, c'est quand même un bon montant, mais est-ce que ça répond à nos attentes? C'est sûr que non.

Eddy Larouche, président par intérim de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie

Selon lui, le ministère s'est montré « ouvert à mettre quelque chose en place » pour rétribuer les internes en psychologie. Il a rencontré le sous-ministre adjoint à l'Enseignement supérieur lundi et une autre rencontre est prévue la semaine prochaine.

La FIDEP entend poursuivre ses moyens de pression tant qu'il n'y aura pas d'entente.