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08/11/2016 07:18 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

Lituanie : accord de coalition pour un nouveau gouvernement

Le parti lituanien qui a remporté les législatives, l'Union des paysans et des Verts, a annoncé mardi avoir trouvé un accord pour former une coalition gouvernementale avec le parti social-démocrate du Premier ministre sortant Algirdas Butkevicius.

"Nous avons trouvé un accord sur la formation d'une coalition et sur notre programme. Nous nous sommes entendus sur un accord de coalition", a annoncé le chef du parti Ramunas Karbauskis à l'issue d'une nouvelle réunion de négociation, selon l'agence BNS.

La nouvelle coalition disposera d'une majorité de 73 sièges au Parlement, qui en compte 141. Forte de 56 membres, l'Union des Paysans et des Verts disposera de la fraction parlementaire la plus importante depuis les élections de 1996. Quant aux sociaux-démocrates et leurs 17 élus, ils resteront finalement au gouvernement après avoir pourtant subi un important revers électoral.

Le code du travail très libéral adopté durant l'été, à l'origine du mécontentement de nombreux électeurs, a été l'un des points clés de la négociation.

"Son adoption sera repoussée de six mois. Il devra entrer en vigueur quand la commission tripartite (réunissant syndicats, représentants des employeurs et du gouvernement) se mettra d'accord", a annoncé Ramunas Karbauskis.

Les sociaux-démocrates auront trois ministres dans le nouveau gouvernement. "C'est notre quota", a laconiquement déclaré M. Butkevicius. Il s'agit de portefeuilles importants : la Justice, l'Economie et les Affaires étrangères.

Pour le politologue Ramunas Vilpisauskas, il est encore trop tôt pour juger de la fiabilité de cette coalition gouvernementale. "Il faudra attendre la rédaction du programme gouvernemental, car on constate que Ramunas Karbauskis adoucit déjà ses positions sur les monopoles, la banque nationale ou les pharmacies publiques", précise ce politologue de l'université de Vilnius à l'AFP. "La liberté politique de chaque ministre sera un bon indicateur", ajoute-t-il.

Les partenaires se sont également mis d'accord sur d'autres mesures, comme celles consistant à réduire le nombre des vice-présidents du Parlement, de réduire à terme le nombre des parlementaires et de renoncer à certains privilèges des députés.

Le nom du futur Premier ministre reste encore inconnu, même si celui de Saulius Skvernelis, ancien ministre de l'Intérieur très apprécié, circule avec insistance. Le cabinet ministériel, dont la composition sera arrêtée en collaboration avec la présidente Daria Grybauskaite, sera formé une fois sa candidature confirmée.

mvi/via/mct