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08/11/2016 07:49 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

Les victimes du Bataclan, toujours sous le coup de l'horreur, racontent

MONTRÉAL — Une année s'est écoulée depuis le si horrible drame survenu à Paris le 13 novembre 2015, au Bataclan. C'était un vendredi et les gens étaient rassemblés pour profiter du début du week-end, quand trois kamikazes djihadistes ont pris la salle d'assaut, semant la mort auteur d'eux.

À «1001 Vies / 13 novembre - Vivre avec», Claude-Emmanuel, Morgann, Mohamed, Louise, Eva, rescapés, racontent comment ils ont cru leur dernière heure arrivée. Claude-Emmanuel a reçu quatre balles, a failli mourir deux fois, a passé un mois à l'hôpital où on tentait de sauver sa jambe. Il a dû réapprendre à marcher et affirme pleurer souvent. En fait, tous sont demeurés fragilisés. Mohamed, pour sa part, est dorénavant un homme terriblement angoissé. Au milieu de gens qui agonisent, Louise a dû se frayer un chemin, craignant, dans les mois qui ont suivi, de se fermer les yeux et de revoir ces images sanguinolentes. Eva a pris une balle dans la colonne vertébrale et peine à raconter la mort de son amoureux Valentin, à ses côtés.

Tous diront que leur vie a complètement changé depuis cet attentat. Il y a l'avant et l'après. Les plaies de l'âme mettront plus de temps que celles du corps à guérir. Et curieusement, ils ont éprouvé le besoin de revenir sur les lieux de leur enfance comme pour retrouver la douceur, l'amour et la protection de leurs parents. À Radio-Canada, ce dimanche, 22h50 et à RDI, le lundi 14 novembre, 20h.

Le secret du bonheur

Maison, voiture, piscine, voyages, voilà bien un minimum standard pour faire le bonheur d'une grande partie de la population. Mais ce n'est pas tout, il faut également être beau, en santé, réussir en amour et au travail. Voilà bien tout un programme pour occuper une personne sa vie durant.

À Télé-Québec, le lundi 14 novembre, 21h, «La dictature du bonheur» est le résultat de la recherche de la journaliste Marie-Claude Elie-Morin qui a voulu comprendre pourquoi il existe autant de recettes, de conseils, de moyens pour nous dire comment accéder au bonheur. Elle a voulu connaître le point de vue de David Bernard, François Lemay, auteurs et conférenciers, ainsi que du psychanalyste Guy Corneau dans un monde où la dépendance aux réseaux sociaux (62 pour cent de la population consulte Facebook au moins une fois par jour) tient lieu de religion puisqu'on cherche dans le partage d'informations personnelles une ligne de conduite approuvée par des «amis».

On soulève également la pratique du positivisme sensé nous transporter au-dessus des difficultés de la vie ou, au mieux, nous en exempter. Guy Corneau dira qu'il est irréaliste d'être positif tout le temps. Le psychanalyste expliquera que le bonheur se trouve au carrefour d'un rendez-vous avec soi-même.

La vie d'agent d'artistes

Le jeudi 17 novembre, 20h, ARTV présente «Appelez mon agent», six épisodes qui se déroulent entre stars de cinéma et leurs agents chargés de veiller sur leur bien-être et leur carrière. Dans ce premier épisode, on découvre les relations houleuses entre les membres du personnel de l'agence, lorsque Cécile de France, qui s'attend à obtenir un rôle dans un film de Tarentino, découvre qu'elle devra accepter quelques retouches de botox afin de rajeunir son image. Ce que son agent n'avait pas eu le courage de lui avouer.

Nous arrivons à la conclusion de «Feux». La rencontre de Claudine (Maude Guérin) et de Jacques Lemaire (Denis Bernard) provoquera une explosion qui éclaboussera tout le monde. Alexandre (Gabriel Szabo) et Selena (Marylou Belugou) ne croyaient pas vivre leur pendaison de crémaillère dans ces conditions. Évidemment, Mylène (Fanny Mallette) et Rémi (Daniel Brière) verront leur vie chavirer. On connaîtra enfin l'origine de l'incendie, les raisons du suicide de Jean Forget (Aliocha Schneider), de même que la vérité sur la mort du petit Hervé. À Radio-Canada, le lundi 14 novembre, 21h.

Croyant sa fille partie étudier chez une amie pour le week-end, Elisabeth (Astrid Whettnal) découvre, deux jours plus tard, qu'Élodie (Pauline Burlet) est, en réalité, en route pour Chypre avec un compagnon de classe. Elle comprend finalement que sa fille, qui vient tout juste d'avoir 18 ans, s'est convertie à l'islam, souhaite faire le djihad et se dirige vers la Syrie. Sans hésitation, Elisabeth décide d'aller chercher Élodie, malgré toutes les difficultés qu'une telle recherche représente. «La Route d'Istanbul», ce dimanche, 20h, à TV5.

À RDI: dans une édition spéciale de deux heures, Anne-Marie Dussault revient sur les «Attentats à Paris: un an après», ce dimanche, 20h. Et le mardi 15 novembre, 20h, on se remémore la soirée du «15 novembre 1976», enfin, le mercredi 16 novembre, 20h, suit un documentaire «De 1976 à 2016, les Québécois» qui démontre l'évolution d'une société sur quatre décennies.

À TVA: la première saison de «L'Imposteur» prend fin le lundi 14 novembre, 21h, alors que Philippe (Marc-André Grondin) et 253 (Denis Bouchard) doivent faire vite pour faire disparaître le cadavre de Youri alors que les enquêteurs s'annoncent. De plus, Philippe cherche à coincer Kaplan (Harry Standjofski) parce qu'il craint pour la sécurité de Gaïa (Sophie Desmarais), mais il doit également remplir ses obligations d'ex-prisonnier.

À TÉLÉ-QUÉBEC: avant d'être un homme politique, Silvio Berlusconi était un homme d'affaires très prospère. À «Point Doc / Berlusconi, pouvoir et décadence» fait le tour du personnage qu'on dit séducteur, visionnaire, «bosseur». Mais aussi, on lui reconnaît des liaisons dangereuses avec des mafieux et son attirance incontrôlable pour les femmes, des rapports qui l'auront perdu d'ailleurs. Le lundi 14 novembre, 20h.

À TV5: «Faites entrer l'accusé» revient sur le cas de Stéphane Moitoiret qui a été déclaré coupable de l'assassinat d'un garçon de 11 ans, en juillet 2008, abattu de plusieurs coups de couteau. Mais voilà, Moitoiret serait un schizophrène qui aurait été en crise au moment des faits et le code pénal interdit de juger l'auteur d'un crime ou d'un délit s'il est atteint de démence. Avait-on le droit de le condamner? «Le crime fou de Stéphane Moitoiret», le mardi 15 novembre, 20h.