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08/11/2016 07:05 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

Le témoin expert de la défense admet que le conduit d'air aurait dû être couvert

FREDERICTON — Le témoin expert de la défense au procès de Jean-Claude Savoie a dû admettre mardi que le «bon sens» aurait exigé de sécuriser le conduit d'air du vivarium à la suite de la précédente tentative d'évasion du python.

Eugene Bessette, un expert en serpents, de Floride, est le seul témoin appelé à la barre par la défense au procès pour négligence criminelle ayant causé la mort de deux enfants à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

En août 2013, un python avait réussi à sortir de son vivarium, dans l'animalerie de M. Savoie, et avait atteint le séjour de l'appartement du dessus où dormaient Connor Barthe, âgé de six ans, et son petit frère Noah, âgé de quatre ans. Les garçons passaient la nuit chez leur petit ami, fils de l'accusé, comme ils le faisaient souvent.

Un pathologiste a révélé jeudi dernier au procès que les deux garçons étaient morts étranglés par le python de Seba.

En contre-interrogatoire, mardi matin, le procureur de la Couronne, Pierre Roussel, a rappelé un témoignage précédent qui indiquait que quelques semaines avant le drame, M. Savoie avait surpris le python à moitié entré dans le conduit d'air situé au-dessus du vivarium.

Me Roussel a demandé au témoin expert de la défense quelle mesure il aurait prise si un serpent avait ainsi tenté de prendre la fuite par le conduit d'air de son vivarium. M. Bessette a finalement admis, comme le suggérait la Couronne, qu'il aurait été sensé de recouvrir l'entrée du conduit pour la sécuriser.

Le juge Fred Ferguson a même demandé à M. Bessette d'examiner le tuyau, déposé au tribunal comme pièce à conviction. L'expert a constaté que le tube était flexible et pouvait même être agrandi.