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08/11/2016 07:36 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

L'Italie dénonce les "diktats" de Bruxelles, nouvelle polémique avec Juncker

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a renouvelé mardi ses attaques contre les "diktats" de Bruxelles, dans une nouvelle polémique avec la Commission européenne avant un référendum crucial pour son avenir politique.

"Le temps des diktats est terminé", a affirmé M. Renzi lors d'un meeting à Alessandria (nord-ouest) avant le référendum constitutionnel du 4 décembre.

La veille, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait balayé d'un "je m'en fous" les critiques récurrentes du président du Conseil italien à l'encontre des "fonctionnaires de Bruxelles".

Depuis quelques jours, et en pleine campagne pour ce référendum très disputé, M. Renzi n'a de cesse de lancer des piques à l'encontre des institutions européennes.

Mardi, il a réaffirmé sa volonté d'exclure du Pacte de stabilité, censé garantir la discipline budgétaire dans la zone euro, les dépenses liées à la construction d'écoles. "Tout ce qui sert à la construction d'écoles vient avant les fonctionnaires de Bruxelles", a-t-il lancé.

Dans la foulée, il s'en est à nouveau pris aux pays d'Europe de l'Est, confirmant qu'il mettrait son veto au budget européen si ces derniers ne montraient pas davantage de solidarité avec l'Italie, aux prises avec une vague record d'arrivées de migrants sur son sol. "Ou la politique sur l'immigration change ou nous ne serons plus la tirelire pour les pays de l'Europe orientale", a martelé M. Renzi.

Près de 164.000 migrants ont débarqué en Italie depuis le début de l'année, soit 15% de plus que l'an dernier à la même époque, selon le ministère italien de l'Intérieur.

Lundi, M. Juncker s'était plaint que la commission soit "attaquée à tort" par le gouvernement italien, s'étonnant au passage de la façon dont Rome a fait ses calculs pour son budget 2017.

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