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08/11/2016 00:52 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

France: la sécurité électrique du pays "délicate" à assurer cet hiver

La sécurité électrique en France sera "plus délicate" à assurer cet hiver que les précédents en raison de l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires, et des "mesures exceptionnelles" pourraient être nécessaires en cas de grand froid, a prévenu mardi le gestionnaire du réseau de transport électrique.

Le gestionnaire du réseau, RTE, indique qu'il pourrait notamment, le matin et le soir, interrompre l'approvisionnement d'une vingtaine de sites industriels très consommateurs de courant ou encore réduire la tension sur le réseau "sans interrompre l'alimentation (en courant) des Français".

"En ultime solution", RTE envisage aussi des "délestages programmés, momentanés et tournants" qui permettraient "de maintenir l'électricité du plus grand nombre de clients possibles", détaille l'entreprise dans un communiqué.

"Nous avons placé cet hiver sous le signe d'une forte vigilance", a déclaré François Brottes, président du directoire de RTE, lors d'une conférence de presse.

La sécurité d'approvisionnement électrique est particulièrement sensible en France l'hiver du fait de la place importante de l'électricité dans le chauffage des Français.

Hors vagues de froid importantes et durables, RTE assure que "le développement des énergies renouvelables, des capacités d'importation, de l'effacement et des économies d'énergie, va toutefois permettre de compenser en partie la baisse globale de production de sites nucléaires".

Mais "avec l'équivalent de neuf réacteurs nucléaires indisponibles en moyenne sur l'hiver, c'est le niveau de disponibilité le plus faible depuis 10 ans", souligne RTE.

Près de vingt réacteurs nucléaire sur les 58 de l'énergéticien EDF sont actuellement à l'arrêt, dont douze pour des contrôles de sûreté demandés par l'Autorité de sûreté nucléaire.

Au total, la France comptera 11.300 mégawatts en moins de capacités de production (nucléaire, renouvelables, gaz, charbon, etc.), dont 10.000 mégawatts du fait du recul de la disponibilité du parc nucléaire.

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