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08/11/2016 08:14 EST | Actualisé 09/11/2017 00:12 EST

Annexion de la Crimée: nouvelles sanctions de l'UE

L'Union européenne a décidé mardi d'infliger des sanctions à plusieurs personnalités accusées de violer la souveraineté de l'Ukraine par leurs activités en Crimée, région annexée par la Russie en 2014, a-t-on appris de source officielle.

Le Conseil de l'UE --représentant les 28 Etats membres-- "a adopté une nouvelle liste de noms visés par les mesures restrictives relatives aux actions menées contre l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine", a déclaré le ministre slovaque des Finances Peter Kazimir, dont le pays assure actuellement la présidence tournante du Conseil.

Il était interrogé lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion des 28 ministres des Finances à Bruxelles. Il n'a donné aucun détail.

Les identités des personnes concernées par ces nouvelles sanctions seront précisées mercredi au journal officiel de l'UE, rendant effective leur mise en oeuvre, selon plusieurs sources européennes.

D'après l'une d'elles, il s'agit de six députés de Crimée élus lors des législatives de septembre à la Douma, la chambre basse du Parlement russe.

Deux des huit élus de Crimée à la Douma figuraient déjà sur une liste de personnalités ou organisations visées par des mesures restrictives (gels d'avoirs, interdictions de séjour dans l'UE), a précisé cette source à l'AFP.

L'UE juge illégale l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014 et refuse aussi de reconnaître le résultat des dernières élections législatives dans la péninsule.

En juin, les 28 avaient prolongé d'un an une série de sanctions visant des particuliers et des entreprises accusés d'avoir aidé la Russie à annexer la Crimée.

Deux autres séries de sanctions européennes sont en vigueur jusqu'à l'an prochain: des mesures dites aussi "individuelles" contre 146 particuliers et 37 organisations, russes et ukrainiens, accusés d'activités anti-ukrainiennes dans l'est de l'Ukraine, et de lourdes sanctions économiques dites "sectorielles", visant les secteurs bancaire, du pétrole ou de la défense russes, décrétées à l'été 2014.

Les dirigeants des 28 sont censés réexaminer ces sanctions économiques lors du prochain somment européen à Bruxelles à la mi-décembre. Ils sont divisés sur leur efficacité.

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