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07/11/2016 05:28 EST | Actualisé 07/11/2016 05:36 EST

«Tout le monde en parle»: quelques moments croustillants

C’était la 300e de Tout le monde en parle, dimanche. Voici quelques moments qui ont retenu notre attention!

300 fois que Guy A.Lepage passe à la ronde devant l’assistance pour serrer les mains, 300 fois qu’il déclare : «Mes invités ce soir…», 300 fois qu’il sert du vin. 300 dimanches soirs égayés par ce rendez-vous incontournable, lieu de tous les débats, émission culturelle autant que d’affaires publiques, qui a révélé des visages et en a mis d’autres dans l’embarras, où on se fait de la promotion et où on s’explique, et dont «tout le monde parle», véritablement.

Bref, c’était la 300e de Tout le monde en parle, à Radio-Canada, dimanche. Voici quelques moments croustillants qui ont retenu notre attention de cette édition bien spéciale.

Noeudvembre

Dany Turcotte prend la cause du cancer de la prostate à cœur : en plus de s’engager à porter pendant tout le mois de novembre le nœud papillon emblématique de l’organisme Procure, lequel offre du soutien pour prévenir et guérir le cancer de la prostate, le fou du roi a montré une photo de son chien Bobby arborant lui aussi le fameux accessoire. Plus d’un Québécois sur 7 sera atteint du cancer de la prostate au cours de sa vie, et c’est pourquoi Dany Turcotte nous encourage à se procurer un nœud papillon pendant le prochain mois, au profit de la cause.

Trump ou Clinton?

Qui sera élu(e) à la présidence des États-Unis, mardi, Hillary Clinton ou Donald Trump? Les analystes Élisabeth Vallet et John Parisella y sont allés de leur prédiction, dimanche.

«On m’a demandé de prédire il y a exactement un an si Trump serait encore de la course en janvier. J’ai dit : «Non, jamais»», a relevé, un brin abasourdie, Élisabeth Vallet, qui a insisté sur le fait que les femmes ne sont pas traitées de la même façon que les hommes en politique. «Une femme, on l’élit pas à la présidence des États-Unis juste comme ça. Toutes les fois où des femmes se sont présentées, on les a jugées différemment, on a parlé de leur habillement, de leur famille, de leurs émotions», a observé Madame Vallet, reconnaissant au passage le manque de charisme d’Hillary Clinton.

«Il n’y a aucun doute dans mon esprit, que dans le vote populaire, Madame Clinton va avoir un avantage de deux ou trois, peut-être jusqu’à 4 points, a pour sa part laissé planer John Parisella. (…) Si la Floride vote pour Madame Clinton, c’est fini pour Trump ; mais Madame Clinton peut perdre la Floride. Donc, il faut regarder la Caroline du Nord, la Virginie, le New Hampshire. Après on s’en va vers l’Ouest, le Colorado, le Nouveau-Mexique et le Nevada. (…) Si vous me le demandez, je dirais avantage Madame Clinton. (…) Ne sous-estimez pas le vote des femmes. Il y a beaucoup de femmes qui ont vu le comportement de Trump, qui ont entendu ce qui s’est passé, et qui vont discrètement se présenter en plus grand nombre.»

«C’est pas juste le vote qu’il ne faut pas sous-estimer chez les femmes, c’est l’ensemble de l’œuvre», a judicieusement répliqué Guy A.Lepage.

Médecin ou chanteuse?

Première visite dans le décor de Tout le monde en parle pour Charlotte Cardin, qui s’est remémoré qu’au moment où elle participait à La voix, à l’hiver 2013, elle étudiait en sciences au cégep et rêvait de devenir médecin. «C’a vraiment été une porte d’entrée, a-t-elle souligné au sujet du concours de TVA. Ça m’a fait réaliser que la musique, c’était ce que je voulais faire dans la vie (…) À l’époque, je n’avais pas du tout envie d’être une artiste.»

Victime de plusieurs commentaires dégradants sur son physique, surtout à l’époque de La voix, alors que des gens la trouvaient trop maigre et la croyaient anorexique, Charlotte Cardin s’est prononcée sur cette inquiétante tendance d’intimidation et de remarques haineuses sur les réseaux sociaux, surtout dirigées vers les femmes. «J’en recevais beaucoup dans le temps que je faisais La voix, a raconté la chanteuse. (…) Je ne réponds pas. Peu importe qui tu es, si tu es une femme dans l’œil public, c’est sûr que tu vas te faire blaster quelque part pour ton apparence.» Charlotte a aussi donné son point de vue sur la controverse entourant Safia Nolin qui a fait rage la semaine dernière. «Safia, je la trouve extrêmement courageuse. (…) Elle est la preuve que les gens ne focussent pas sur l’authenticité d’un artiste.

Espionnés

Il n’y a pas eu de débordements pendant le face-à-face entre les journalistes Patrick Lagacé, Félix Séguin, Monic Néron et Marie-Maude Denis et le maire Denis Coderre, tous présents pour tracer le bilan des faits dévoilés la semaine dernière, quant aux méthodes d’espionnage implantés par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) et la Sûreté du Québec (SQ) pour surveiller les journalistes ci-mentionnés. Lisez ici notre compte-rendu de la discussion.

Le charme de l’autodérision

Venus promouvoir, avec Fabien Cloutier, leur nouveau spectacle, Prédictions 2017, produit par Juste pour rire, les gars de La soirée est encore jeune ont avancé que peu de personnalités ont décliné une invitation à leur émission, et ont analysé ce qui crée leur succès. «Je pense que la base est là-dedans : on vise tout le monde, et on vise surtout nous en premier lieu, a expliqué Jean-Philippe Wauthier. À partir du moment où tu te vises toi-même, tu peux tirer n’importe où.»

«Les gens ont compris rapidement que c’est payant, l’autodérision. Les politiciens gagnent un capital de sympathie et certains politiciens sont sortis de l’ombre», a enchaîné Jean-Sébastien Girard, faisant ainsi référence à Mélanie Joly, qui a toujours su rire d’elle-même à La soirée est encore jeune et n’a jamais refusé une convocation de la joyeuse bande. «L’autodérision sert à tout le monde», a ajouté Jean-Philippe Wauthier.

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