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06/11/2016 03:46 EST | Actualisé 06/11/2016 03:47 EST

«Accès illimité»: Xavier Dolan se met à nu

TVA | Accès illimité Xavier Dolan | Dimanche 6 novembre 21h30 (extrait) from Groupe TVA on Vimeo.

Xavier Dolan, 27 ans, est un garçon comme les autres qui chante du Céline Dion à tue-tête dans la voiture et joue au badminton avec sa mère. Il est également une vedette internationale qui voue un amour inconditionnel à Justin Bieber, a reçu la chanteuse Adele chez lui le temps d’un café et aurait pu réaliser un clip pour Lady Gaga.

Jamais tranquille, il enduit constamment de crème ses mains pleines d’eczéma aux ongles rongés, conséquences du stress énorme engendré par ses mille et un projets plus grands que lui-même, plus grands que nature. Il aimerait avoir plus de temps à consacrer à l’amour, car il aime aimer et partager l’intimité de quelqu’un, et commence tout juste à sentir l’affection des Québécois à son égard, lui qui a longtemps senti qu’il «faisait chier» les gens d’ici. La différence a commencé à se faire remarquer après Mommy, estime-t-il.

Un personnage, ce Xavier? Assurément. «Xavier Dolan ne fait rien comme les autres», résume Jean-Philippe Dion, animateur et producteur exécutif, qui a suivi le cinéaste prodige à Montréal, Paris et Londres entre la fin août et le début octobre pour lui consacrer une heure entière d’Accès illimité, que TVA présentera ce soir, dimanche 6 novembre, à 21h30, juste après La voix junior.

Le concept d’Accès illimité étant ce qu’il est, on a réellement accès à l’envers du décor de la vie trépidante de Xavier Dolan dans cette édition spéciale, qui était dans les projets de l’équipe de conception d’Accès illimité avant même l’entrée en ondes de l’émission, au début 2013.

Dolan s’y confie avec franchise, s’ouvre sur des sujets qu’on l’entend rarement aborder et s’y montre vulnérable, sans être sur ses gardes. On prend de surcroît la pleine mesure de la popularité du jeune homme ailleurs sur le globe, lui qui cause autant de frénésie que les plus grandes stars hollywoodiennes, et ce, même s’il est plus souvent derrière la caméra que devant.

Pas reposant

Par exemple, c’était la première fois que le jeune réalisateur autorisait une tierce caméra sur le plateau de son prochain film au budget de 40 millions, The Death and Life of John F. Donovan, dont il tournait récemment des scènes à Montréal, sur la rue Sainte-Catherine, à deux pas de l’édifice Birks. Les troupes d’Accès illimité ont pu croquer les salutations du célèbre Kit Harington, étoile principale de The Death and Life…, où Susan Sarandon, Kathy Bates, Natalie Portman et Jessica Chastain jouent aussi sous les ordres du petit génie du cinéma. Gesticulant et s’exclamant sans cesse à travers les prises, Xavier Dolan n’est pas toujours reposant au travail, révélera le directeur photo André Turpin.

Accès illimité nous donne par ailleurs une rare occasion d’apercevoir Xavier Dolan en caleçons, en train de repasser sa chemise dans sa chambre d’hôtel, quelques minutes avant la traversée du tapis rouge de la première montréalaise de sa dernière œuvre, Juste la fin du monde, au Théâtre Outremont, le 12 septembre dernier….pendant que son attachée de presse frôle la crise d’apoplexie parce qu’il est en retard, alors que des dizaines de journalistes et de photographes font le pied de grue pour le rencontrer quelques minutes. «Pourquoi on manque d’air?», répliquera un Xavier Dolan cool et relax, confiant d’avoir amplement de 12 minutes devant lui pour se rendre à l’événement.

On verra un Xavier Dolan éméché à l’aéroport au lendemain de la fête qui a suivi la première de Juste la fin du monde à Montréal, et en entrevue radiophonique à Paris. Il s’arrête sous la verrière de la terrasse de l’hôtel où il a rencontré Adele pour la première fois, lorsqu’il n’était pas encore certain de pouvoir collaborer avec elle, inquiet à l’idée que le méga hit Hello ne lui inspire aucune vision particulière.

Entre deux activités de promotion de Juste la fin du monde, Jean-Philippe Dion arrive à soutirer des confidences aucunement préfabriquées à Xavier. À propos de ses amours, l’hyperactif du septième art avoue qu’il est davantage attiré vers les histoires impossibles que possibles. Il aimerait partager le quotidien de quelqu’un de compréhensif devant la multitude d’aléas de son horaire chargé, peut-être un artiste, idéalement plus connu que lui. En amour comme en amitié, «il faut que j’admire», affirme-t-il.

Dolan dit ne pas comprendre la réputation de narcissique qui lui colle à la peau. «Tout ce que je fais dans la vie, je le fais pour regarder les autres», insiste-t-il. Il considère en outre que ses longs-métrages sont souvent trop intellectualisés.

Xavier Dolan a eu droit de regard sur le produit fini du long reportage que lui consacre Accès illimité, mais n’a pas approuvé ou désapprouvé les questions avant les enregistrements. Après visionnement, il n’a demandé qu’un petit changement, dérogeant ainsi à l’image d’artiste contrôlant qu’on lui accole. Habitué de composer avec la caméra, il a su jouer également avec celle d’Accès illimité, au point où les membres de la production n’ont pas pu lui dicter de déplacements ou de mise en scène préétablie. «Il a été super accessible. Il l’a fait, et il avait envie de le faire», souligne Jean-Philippe Dion.

Accès illimité à Xavier Dolan, ce dimanche, 6 novembre, à 21h30, à TVA. Après Xavier Dolan, Gino Chouinard et Ève-Marie Lortie seront les prochains invités, la semaine suivante.

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