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Lisée demande la suspension du directeur du SPVM

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, réclame la suspension du chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Philippe Pichet, le temps que la lumière soit faite sur les deux cas de surveillance policière révélés dans la dernière semaine.

La Presse rapportait samedi matin que contrairement à ce que soutenait M. Pichet, le SPVM aurait demandé et obtenu un mandat pour placer sur écoute le chroniqueur Patrick Lagacé et le journaliste Vincent Larouche.

Dans la foulée de ces nouvelles informations, la suspension de M. Pichet, "l'un des acteurs principaux de ce qui est un manque de jugement, sinon un abus de pouvoir" devient d'autant plus nécessaire, a fait valoir M. Lisée en entrevue avec La Presse canadienne.

Le chef péquiste a précisé qu'il demandait déjà qu'un tel geste soit posé depuis le début de la semaine. Il n'exige toutefois pas la démission du chef du SPVM pour l'instant.

La lecture d'une déclaration sous serment et d'une autorisation judiciaire que La Presse a obtenue indiquerait que la police aurait eu l'autorisation de mener des écoutes électroniques auprès des journalistes Patrick Lagacé et Vincent Larouche. Le SPVM ne se serait ainsi pas contenté d'obtenir le droit de fouiller les relevés téléphoniques et de géolocaliser les journalistes.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, réclame la suspension du directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Philippe Pichet, le temps que la lumière soit faite sur les deux cas de surveillance policière révélés dans la dernière semaine.

La Presse rapportait samedi matin que contrairement à ce que soutenait M. Pichet, le SPVM aurait demandé et obtenu un mandat pour placer sur écoute le chroniqueur Patrick Lagacé et le journaliste Vincent Larouche.

Dans la foulée de ces nouvelles informations, la suspension de M. Pichet, "l'un des acteurs principaux de ce qui est un manque de jugement, sinon un abus de pouvoir" devient d'autant plus nécessaire, a fait valoir M. Lisée en entrevue avec La Presse canadienne.

"À chaque jour qui passe et lorsqu'on en apprend davantage, on voit que l'une des personnes que la commission d'enquête voudra le plus voir et interroger, c'est bien le directeur Pichet et donc il faudrait l'extraire de son travail immédiatement pour ne pas entacher la preuve d'aucune façon (...) Il faut prendre cette précaution."

Le chef péquiste a précisé qu'il demandait déjà qu'un tel geste soit posé depuis le début de la semaine. Il n'exige toutefois pas la démission du directeur du SPVM pour l'instant.

La lecture d'une déclaration sous serment et d'une autorisation judiciaire que La Presse a obtenues indiquerait que la police aurait eu l'autorisation de mener des écoutes électroniques auprès des journalistes Patrick Lagacé et Vincent Larouche. Le SPVM ne se serait ainsi pas contenté d'obtenir le droit de fouiller les relevés téléphoniques et de géolocaliser les journalistes.

Leurs communications privées pouvaient être interceptées, aurait écrit le juge Marc Bisson, de la Cour du Québec, dans un mandat d'écoute signé en mai dernier et valide pour 60 jours.

Le SPVM a refusé, samedi, de répondre aux questions de La Presse canadienne.

"Soit M. Pichet ne le savait pas et aurait dû le savoir, soit il le savait et il ne l'a pas dit. Dans les deux cas, je pense qu'il devrait se retirer pendant l'enquête", a avancé M. Lisée.

Le chef péquiste soutient qu'il revient "légalement" au premier ministre québécois, Philippe Couillard, de suspendre Philippe Pichet et non au maire de Montréal, Denis Coderre.

"Depuis une semaine, M. Couillard refuse de poser de bons gestes éthiques, c'est-à-dire de suspendre le directeur", a fait valoir M. Lisée.

Au moment d'écrire ces lignes, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, n'avait pas fait suite à la demande d'entrevue de La Presse canadienne.

Denis Coderre ne fera pas de commentaire samedi, a indiqué son attaché de presse Marc-André Gosselin.

La Presse ignore si le mandat d'écoute électronique a été utilisé et si les deux journalistes ont finalement été écoutés. Ils n'ont pas reçu un avis de 90 jours les prévenant qu'ils avaient été écoutés, comme le prévoit la loi.

Pourtant, cette semaine, le directeur du SPVM a déclaré devant les médias qu'il n'avait jamais été question d'écoute électronique de Patrick Lagacé dans ce dossier.

Le gouvernement a annoncé jeudi qu'une commission d'enquête sera mandatée pour se pencher sur la surveillance policière des sources journalistiques, après que de nouveaux cas eut été révélés concernant six journalistes.

La création éventuelle d'un comité d'experts formé d'un juge, d'un membre des forces policières et d'un représentant des médias avait déjà été lancée. Ce dernier recevra tous les pouvoirs relatifs la loi sur les commissions d'enquête, qui incluent notamment le pouvoir de contraindre les témoins.

L'avocat Christian Leblanc a été choisi à l'unanimité par une douzaine de chefs des principales salles de nouvelles du Québec pour siéger au comité.

M. Lisée a rappelé samedi qu'il avait demandé au premier ministre que les chefs des partis de l'opposition soient consultés sur la nature du mandat et sur la période qui sera couverte par la commission, se disant déçu de ne pas avoir encore été approché en ce sens.

Voir aussi:

Des journalistes surveillés par la police

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