NOUVELLES
04/11/2016 08:24 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

RDC: l'ONU appelle pouvoir et opposition à "la retenue"

L'ONU a appelé vendredi le pouvoir congolais et l'opposition à la "retenue", à la veille d'une manifestation d'opposition interdite par les autorités de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

"Je voudrais lancer un appel (aux) organisateurs (du) meeting et leurs militants, ainsi qu'aux forces de l'ordre de la province de Kinshasa censées encadrer cet événement, de faire preuve de retenue et de responsabilité", indique une déclaration du bureau du chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), Maman Sambo Sidikou.

"Les Congolais, de tous bords, doivent dans un sursaut patriotique privilégier l'intérêt supérieur de la RDC en tournant le dos à la violence", ajoute-t-il.

Le "Rassemblement", une coalition réunie autour de l'opposant historique de RDC, Étienne Tshisekedi a appelé à l'organisation d'un meeting populaire sur "les enjeux politiques de l'heure" samedi à Kinshasa, non loin du parlement.

La RDC traverse une crise politique profonde aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait être organisée avant la fin de cette année.

Ce renvoi avait été convenu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l'opposition à l'issue d'un dialogue politique.

Le "Rassemblement", qui avait boycotté ce forum, a rejeté ses conclusions, exigeant le départ du président Joseph Kabila du pouvoir à la fin de son mandat, le 20 décembre.

Selon la Monusco, les "contacts constructifs entre les deux camps" sont en cours par le truchement des évêques catholiques sur demande de M. Kabila qui est au pouvoir depuis 2001 et auquel la Constitution interdit de se représenter.

Jeudi, la police a promis qu'elle ferait respecter la mesure prise par les autorités urbaines interdisant toute manifestation à caractère politique non autorisée à Kinshasa et ajouté "qu'aucune perturbation de l'ordre public ne serait tolérée".

La décision des autorités avait été prise après les violences qui ont éclaté les 19 et 20 septembre en marge d'une manifestation du "Rassemblement" à Kinshasa, au cours desquelles 53 personnes au moins ont été tuées, selon l'ONU.Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a appelé le Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme (BCNUDH) à abstenir "d'entretenir toute forme de confusion" au sujet des manifestations publiques à Kinshasa.

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a appelé vendredi le Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme à abstenir "d'entretenir toute forme de confusion" au sujet des manifestations publiques à Kinshasa.

mbb/bmb/jh