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04/11/2016 01:15 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Poursuite de l'imam Chaoui contre Montréal : le maire Coderre interrogé aujourd'hui

Les démarches judiciaires de Hamza Chaoui contre la Ville de Montréal et son maire Denis Coderre reprennent vendredi. L'imam a intenté une poursuite de 500 000 $ pour des propos tenus par le maire à son égard en janvier 2015.

Un texte d'Éric Plouffe

L'avocat de l'imam Chaoui doit interroger le maire Coderre pendant au moins deux heures, cet après-midi à l'hôtel de ville. Il s'agit d'une démarche qui s'inscrit dans le cadre de la poursuite judiciaire qui devrait mener ultimement à un procès. L'interrogatoire devait avoir lieu au début du mois de septembre dernier, mais avait été repoussé.

Hamza Chaoui a déposé sa poursuite d'un demi-million de dollars en dommages moraux et punitifs en juillet 2015 pour ces propos du maire Coderre, tenus six mois auparavant lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville : « Nous avons affaire aujourd'hui à un agent de radicalisation. Nous avons affaire à un fomenteur de tensions sociales ».

Ces déclarations faisaient suite à une décision des autorités municipales de refuser d'autoriser l'ouverture d'un centre communautaire islamique qui aurait accueilli l'imam.

Hamza Chaoui avait rejeté ces accusations et exigé des excuses publiques du maire, dans une mise en demeure qui lui avait été envoyée en mars 2015. Denis Coderre avait refusé de s'excuser et affirmé qu'il allait se défendre devant les tribunaux. La poursuite judiciaire a par la suite été déposée.

L'avocat de l'imam, Hugo De Koulen, espère que le maire lui révélera dans son interrogatoire sur quelles bases il s'est appuyé pour faire ses déclarations concernant Hamza Chaoui. « Ce que l'on cherche à obtenir, ce sont des justifications factuelles qui lui [Denis Coderre] auraient permis de faire ces affirmations », précise Me De Koulen.

« Parce que, jusqu'à maintenant, on n'a reçu aucune justification, aucune explication. Et, à ma connaissance, il n'existe aucune justification factuelle pour ces propos. La seule chose qu'on semble lui reprocher, ce sont ses convictions religieuses », soutient l'avocat.