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04/11/2016 10:19 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Portugal: les députés de gauche adoptent un budget 2017 marqué par la rigueur

Les députés de la gauche portugaise ont adopté vendredi en première lecture le projet de budget 2017, qui prévoit de ramener le déficit public à moins de 2% du PIB tout en restituant du pouvoir d'achat aux salariés et retraités.

"Ce budget respecte nos engagements envers les Portugais, la majorité parlementaire et l'Union européenne. J'ai la conscience tranquille", a assuré dans l'hémicycle le Premier ministre socialiste Antonio Costa.

L'opposition de droite a été la seule à voter contre le texte: "Il n'y a pas de miracle. Pour réduire le déficit, il fallait augmenter les impôts et diminuer fortement l'investissement public", a dénoncé son chef de file Pedro Passos Coelho.

La version définitive du budget, qui fera encore l'objet de négociations entre le gouvernement socialiste et ses alliés de la gauche radicale, sera soumise au vote du Parlement le 29 novembre.

Soucieux de rassurer Bruxelles et les marchés, le gouvernement s'est engagé à ramener le déficit public à 2,4% du PIB cette année, puis à le réduire à 1,6% l'an prochain, après un déséquilibre de 4,4% en 2015.

Si le budget freine les dépenses des ministères et l'investissement public, il prévoit aussi la suppression progressive d'une surtaxe sur les salaires, la fin des coupes dans les revenus des fonctionnaires et une revalorisation des retraites les plus modestes.

Arrivé au pouvoir en novembre 2015 grâce à une alliance avec le Bloc de gauche et le Parti communiste, le gouvernement socialiste est revenu sur une série de mesures de rigueur instaurées par la droite après l'appel à l'aide internationale en 2011.

"Après la hausse d'impôts colossale et toutes ces années où les Portugais ont vu leurs revenus diminuer, nous poursuivons l'inversion de cette politique", a fait valoir le ministre des Finances Mario Centeno.

Le gouvernement a tenu ses promesses électorales en améliorant les revenus des Portugais, mais a parallèlement instauré une série de hausses d'impôts indirects pesant sur leurs portefeuilles (alcool, tabac, automobile), afin de répondre aux exigences de Bruxelles.

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