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04/11/2016 09:44 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Liban : la France plaide pour la mise en oeuvre du contrat d'armement "Donas"

La France souhaite que le programme d'armements pour l'armée libanaise Donas, financé par Ryad, soit mis en oeuvre après l'élection d'un président au Liban et mène un "dialogue étroit" avec les deux pays en ce sens, a souligné vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

"Le contrat Donas (Don Arabie saoudite, ndlr) constitue une réponse aux besoins actuels des forces armées libanaises.(...) Nous souhaitons qu'il soit mis en oeuvre dans l'intérêt de la sécurité du Liban", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, lors d'un point de presse.

"Nous avons un dialogue étroit avec le Liban et l'Arabie Saoudite à ce sujet", a-t-il ajouté, en rappelant les "menaces auxquelles doit faire face le Liban dans un contexte régional instable".

Ce programme d'aide saoudien prévoit la livraison d'armements et équipements militaires français (blindés, hélicoptères, canons...) à l'armée libanaise pour 2,2 milliards d'euros.

La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française.

L'Arabie saoudite a suspendu son aide en février 2016 en arguant de "positions hostiles" à Beyrouth résultant de "la mainmise du Hezbollah", mouvement chiite armé proche de l'Iran, sur l'Etat libanais.

L'élection lundi de l'ex-général chrétien Michel Aoun à la tête de l'Etat a mis fin à plus de deux ans de vide institutionnel sur fond de profondes divisions, liées notamment à la guerre en Syrie, où le Hezbollah combat au côté des forces du régime de Bachar al-Assad.

Saad Hariri, principale personnalité sunnite du Liban et ennemi du président Assad, a été nommé dans la foulée Premier ministre, avec pour difficile mission de concilier les extrêmes au sein du futur gouvernement. M. Hariri est lui-même à l'opposé de la rhétorique antisaoudienne du Hezbollah.

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