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04/11/2016 10:55 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Le pétrole finit encore en baisse en pleine confusion sur l'Opep

Les cours du pétrole ont baissé vendredi dans la lignée d'une semaine catastrophique, comme s'accentuaient encore les doutes sur une réduction de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) face à des informations contradictoires du cartel.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a cédé 59 cents à 44,07 dollars sur le contrat pour livraison en décembre au New York Mercantile Exchange, au terme de six séances consécutives de baisse qui l'ont vu perdre près de six dollars.

"On a zigzagué en fonction de déclarations venues de différentes sources", en premier lieu au sein de l'Opep, a résumé Phil Flynn, de Price Futures Group.

La séance a été particulièrement hésitante car les cours ont d'abord baissé, ils se sont redressés à l'équilibre, puis ont replongé en fin de séance new-yorkaise.

"Il y a d'abord eu un article ce matin, selon lequel l'Arabie saoudite avait menacé d'augmenter sa production si l'Iran ne respectait pas un accord de baisse de la production", a rapporté M. Flynn.

Ces rumeurs de presse ont plombé un marché déjà en plein doutes sur un projet d'accord annoncé fin septembre par le cartel, dont sont membres l'Arabie saoudite comme l'Iran, en vue de baisser sa production.

Ces supposées menaces de Ryad sont d'autant plus décourageantes que "l'Arabie saoudite est le principal acteur à défendre une baisse de la production", celle-ci devant être mise en oeuvre à l'issue d'un sommet le 30 novembre, a souligné Matt Smith, de ClipperData.

Elles contribuent aussi à la confusion du marché car l'Iran, certes grand rival régional de l'Arabie saoudite, est censé être exempté de participer à l'accord, car il est en train de faire son retour sur le marché mondial à la suite de la levée des sanctions.

Après ce premier article de presse, "les cours ont ensuite été relancés car une source identifiée, en l'occurence le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, a démenti les menaces saoudiennes", a continué M. Flynn.

Puis le marché s'est de nouveau replié face à d'autres rumeurs de presse, "une source extérieure à l'Opep affirmant que c'était tous les producteurs, y compris l'Arabie saoudite, qui allaient augmenter leur production s'il n'y avait pas d'accord", a-t-il poursuivi.

Cette masse de rumeurs semble finalement avoir déboussolé un marché déjà déprimé à l'issue d'une semaine catastrophique pendant laquelle il a totalement effacé son embellie d'octobre, également liée à l'espoir de voir des producteurs extérieurs à l'Opep rejoindre l'accord.

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