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04/11/2016 04:43 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Iran: de 3 à 6 mois de prison pour des assaillants de l'ambassade saoudienne (avocat)

Des manifestants accusés d'avoir attaqué l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran en janvier ont été condamnés à des peines allant de trois à six mois de prison, a annoncé leur avocat, cité vendredi par l'agence de presse iranienne Isna.

"Certains des accusés ont été condamnés à 6 mois de prison, d'autres à 3 mois et d'autres ont été acquittés", a déclaré l'avocat, Mostafa Shabani.

Les manifestants condamnés, dont il n'a pas précisé le nombre, l'ont été pour "trouble à l'ordre public", mais l'accusation "de destruction de l'ambassade saoudienne n'a pas été retenue", selon l'avocat qui a indiqué qu'il ferait appel de ce jugement.

Au total, 21 accusés avaient comparu en juillet devant un tribunal de Téhéran.

L'annonce par Ryad de l'exécution le 2 janvier du chef religieux chiite Nimr al-Nimr en Arabie saoudite avait provoqué des réactions de colère en Iran. Des centaines de personnes avaient alors attaqué et en partie incendié l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran, ainsi que son consulat à Machhad (est).

La justice avait indiqué que 48 personnes devaient être jugées sur les quelque 120 arrêtées au moment des faits. Aucune information n'a cependant été donnée pour l'instant sur les 27 autres accusés.

A la suite de l'attaque contre son ambassade, Ryad avait décidé de rompre ses relations diplomatiques et commerciales avec Téhéran.

L'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite sont les deux grands rivaux au Moyen-Orient et s'accusent mutuellement d'attiser les conflits, notamment en Syrie et au Yémen.

Fin mai, l'Iran avait annoncé qu'il n'enverrait pas cette année de fidèles au grand pèlerinage de La Mecque en Arabie saoudite, Ryad et Téhéran se rejetant mutuellement la responsabilité de cette nouvelle crise.

Au précédent grand pèlerinage en septembre 2015, quelque 60.000 Iraniens s'étaient rendus à la Mecque. Une gigantesque bousculade avait fait 2.300 morts, dont 464 Iraniens, et Téhéran avait accusé les autorités saoudiennes d'en être responsables.

bur-stb/mer