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04/11/2016 07:21 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Grèce: Tsipras s'apprête à remanier son gouvernement (presse)

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'apprête à remanier son gouvernement, en chute dans les sondages après un an de pouvoir, pour lui redonner de l'élan en vue de nouvelles négociations difficiles avec les créanciers, ont rapporté vendredi les médias.

Ce remaniement, qui doit intervenir d'ici à samedi, ne concernerait en principe pas le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, principal négociateur avec les créanciers et plutôt apprécié de ces derniers, qui maintiendrait son poste.

Il consisterait plutôt, selon certains médias, à une ouverture du parti de gauche radicale Syriza, au pouvoir depuis janvier 2015 avec le parti de droite nationaliste Grecs Indépendants (Anel), aux sociaux-démocrates.

Ainsi, selon des rumeurs de presse persistantes, qui n'ont pas été confirmées par l'entourage de M. Tsipras, des portefeuilles seraient attribués à des cadres du parti socialiste Pasok ou du parti de Dimar, qui s'était créé après une scission du Syriza lors de l'éclosion de la crise de la dette en 2010.

M. Tsipras créerait également un ministère distinct des Migrations, qui jusqu'ici était une direction intégrée au ministère de l'Intérieur.

Le Premier ministre remplacerait certains ministres de l'aile radicale du parti, qui avaient contesté les politiques de rigueur, dictées par les créanciers, UE et FMI.

Le remaniement était attendu ces dernières semaines, et surtout après la récente réélection d'Alexis Tsipras au congrès du Syriza, avec une forte majorité, à la tête du parti de gauche radicale Syriza.

Il s'agirait du premier remaniement du gouvernement de coalition Syriza-Anel, issu des élections de septembre 2015, mais qui a perdu sa popularité notamment pour avoir maintenu des politiques d'austérité imposées par les créanciers, UE et FMI.

Actuellement, le principal parti d'opposition, la droite Nouvelle-Démocratie, devance Syriza d'entre 5 et 10 points, selon des sondages récents d'intention de vote.

Le mandat de l'actuel gouvernement va jusqu'en septembre 2019 et M. Tsipras a à plusieurs reprises souligné qu'il n'envisageait pas d'élections anticipées.

"La difficile partie de mots-croisés de Tsipras", titrait vendredi à la une le quotidien libéral Kathimerini évoquant "l'équilibre" que le Premier ministre devrait trouver surtout sur le front de l'économie et de la sortie de la crise mais aussi sur le front social.

Alors que les créanciers ont entamé la deuxième évaluation des comptes grecs, prévoyant de nouvelles mesures de rigueur, les deux principaux syndicats du pays, celui des fonctionnaires (Adedy) et du privé (GSEE) ont appelé à des grèves le 24 novembre et le 8 décembre respectivement.

"Nouveau début dynamique", titrait de son côté Avghi, le quotidien pro-gouvernemental, en indiquant que de "nouvelles personnes" seraient nommées "à des portefeuilles-clés"

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