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04/11/2016 03:54 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Birmanie: Suu Kyi promet une enquête sur les violences dans l'ouest

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a assuré vendredi à Tokyo que les autorités de son pays enquêtaient sur des accusations d'atrocités contre des musulmans rohingyas, à un moment où elle fait face à des critiques sur la gestion de cette crise.

Mme Suu Kyi, qui achève samedi une visite de cinq jours au Japon, affirme que le gouvernement "n'a pas essayé de cacher" les accusations d'exactions commises contre cette minorité par l'armée.

Les Nations unies ont demandé fin octobre l'ouverture d'une enquête après les meurtres de civils par l'armée et l'incendie de plusieurs villages. L'armée est aussi accusée par de nombreux Rohingyas de viols, une allégation rejetée par le gouvernement civil.

"Nous faisons vraiment attention à ne pas incriminer qui que ce soit en particulier tant que nous n'aurons pas de preuves complètes indiquant qui est responsable de quoi", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse.

"Tout sera rendu public, dès que nous aurons obtenu les preuves, et suivra le cours normal de la justice", a-t-elle ajouté.

"Il y a encore eu une attaque hier, au cours de laquelle un policier a été tué, et des musulmans ont également été tués depuis que ces attaques ont commencé le 9 octobre", a déclaré le prix Nobel de la paix. "Nous n'essayons pas de cacher quoi que ce soit. Nous essayons d'aller au fond des choses", a-t-elle assuré.

Les ONG estiment que plus de 15.000 personnes ont été déplacées depuis la prise de contrôle par l'armée d'une zone à la frontière avec le Bangladesh dans le nord de l'Etat Rakhine, une des plus pauvres régions ce pays d'Asie du Sud-Est

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a promis une aide et des investissements d'un montant total de près de 7 milliards d'euros pour contribuer au développement et à la démocratisation de la Birmanie.

hih-uh/pt