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04/11/2016 09:51 EDT | Actualisé 05/11/2017 01:12 EDT

Allemagne: l'allié bavarois de Merkel appelle au combat contre "le front de gauche"

A onze mois des législatives allemandes, les conservateurs bavarois qui gouvernent à Berlin avec Angela Merkel ont affirmé vendredi leur ancrage au côté du parti de la chancelière, et les désaccords persistants sur la question des réfugiés.

Dans la perspective des législatives de septembre 2017, "notre adversaire, c'est (l'alliance) rouge-rouge-vert" entre les sociaux-démocrates du SPD, la gauche radicale de Die Linke et les écologistes, a insisté le président de la CSU Horst Seehofer au congrès de son parti qui se tenait vendredi à Munich (sud).

Le patron de la CSU, avatar bavarois de la CDU d'Angela Merkel et son partenaire au sein d'une "grande de coalition" avec le SPD, anticipait sur une possible alliance de gauche pour les élections au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.

La CSU sera toujours "un rempart contre le front de gauche (...) Notre ennemi, ce n'est pas la CDU", a-t-il encore lancé aux militants.

Il a également dit ne pas vouloir voir le jour "où les petits enfants du SED (feu le parti communiste d'ex-Allemagne de l'Est, ndlr) reviendront au pouvoir en Allemagne". Une référence au parti de la gauche radicale Die Linke, fondé en 2007 par des héritiers du SED et des déçus du SPD.

Insistant sur le fait que les relations avec la CDU, qui n'est pas représentée en Bavière, étaient globalement bonnes, M. Seehofer a reconnu la persistance de désaccords sur la question des réfugiés. Le sujet oppose les deux "partis frères" depuis des mois, les Bavarois rejetant la politique d'ouverture de Mme Merkel qui a conduit l'Allemagne à accueillir 890.000 demandeurs d'asile en 2015.

Se disant toujours partisan de limiter leur nombre à 200.000 par an, l'homme fort de la Bavière a assuré que, sur cette question migratoire, "il ne vendrait jamais l'âme de la CSU".

Mme Merkel ne s'est pas rendue au congrès de la CSU cette année -- une première depuis qu'elle a pris les rênes de la CDU en 2000 --, en raison de leurs désaccords sur ce point : aucun des deux ne voulaient "mettre en scène un compromis malhonnête", a fait valoir M. Seehofer.

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