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02/11/2016 20:17 EDT | Actualisé 03/11/2017 01:12 EDT

Sud de la Thaïlande: trois morts dans des attaques coordonnées

Trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'extrême sud de la Thaïlande, quelques heures après la visite du nouveau ministre chargé de cette région en proie à une rébellion musulmane.

En quelques heures, plusieurs attaques ont eu lieu dans différentes provinces de cette région proche de la frontière malaisienne.

"Deux agents de sécurité ont été abattus à Songkhla dans une succursale automobile", a expliqué à l'AFP Pipop Chanapol de la police de Songhkla, ajoutant que les meurtriers avaient ensuite incendié les locaux.

Dans la province de Pattani, un soldat a été également abattu. Et plusieurs personnes ont été blessées dans de nombreuses autres fusillades et dans l'explosion de petites bombes dans les provinces de Songkhla, Pattani et Narathiwat.

Ce conflit a récemment attiré l'attention après une série d'explosions de bombes en août dans des stations balnéaires de Thaïlande. Depuis, la police est à la recherche de plusieurs personnes liées à la rébellion de l'extrême-sud.

Les musulmans locaux revendiquent plus d'autonomie pour cette région frontalière de la Malaisie, qui n'a été rattachée à la Thaïlande, majoritairement bouddhiste, qu'au début du XXe siècle.

Depuis début octobre, le vice-ministre de la Défense, Udomdej Sitabutr, est plus particulièrement chargé de la région et à la tête d'un conseil qui doit relancer le processus de paix, en vain pour l'instant.

Dans ce contexte, les rebelles ont multiplié les attaques ces derniers temps, cherchant à créer la peur parmi les civils, principales victimes de ce conflit qui a fait depuis 2004 plus 6.600 morts.

La semaine dernière, une éducatrice avait été abattue et l'une de ses collègues gravement blessée dans l'attaque de leur véhicule.

"Les rebelles sont en train de riposter car les autorités ont arrêté certains des leurs", a déclaré à l'AFP le colonel Pramote Prom-In, porte-parole de l'armée dans le sud. "Ils veulent détruire l'économie de la région", a-t-il ajouté.

ask-tib/jpa