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03/11/2016 05:48 EDT | Actualisé 04/11/2017 01:12 EDT

Québec expulse les résidents de l'île Sainte-Thérèse, à Varennes

EXCLUSIF - Plus d'une centaine de propriétaires de chalets de l'île Sainte-Thérèse ont reçu un avis d'expulsion. Le gouvernement du Québec considère qu'ils occupent illégalement les terres de l'État, ce que contestent la moitié des résidents de l'île.

Un reportage de René Saint-Louis

L'île fait partie du territoire de la Ville de Varennes, en Montérégie. Elle est cependant plus près de la pointe est de l'île de Montréal.

C'est ce qui explique que, dès la fin des années 1950, des résidents de Pointe-aux-Trembles ont commencé à s'y construire des chalets. Le phénomène s'est accentué dans les années 1970, si bien qu'on en compte aujourd'hui plus d'une centaine.

C'est le gouvernement du Québec qui est propriétaire de 90 % des terres de l'île. En début d'année, le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a placardé sur 116 chalets des avis d'occupation illégale du domaine public. Les résidents avaient sept mois pour se manifester et régulariser leur situation.

Une fois le délai expiré, 22 chalets ont été détruits, dit le directeur général de la Ville de Varennes, Sébastien Roy.

Ceux qui ont déposé une demande de régularisation ont tous été déboutés. Certains entendent maintenant se plier à l'avis d'éviction. Une cinquantaine de propriétaires ont par contre embauché un avocat et s'adressent aux tribunaux pour tenter de faire valoir leurs droits.

C'est le cas de Natasha Rousseau, qui a hérité du chalet construit par son grand-père en 1959. Elle soutient qu'il l'a construit avec la permission de la congrégation du Très-Saint-Rédempteur, qui était alors propriétaire de l'île.

Le porte-parole du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Nicolas Bégin, estime qu'en matière d'occupation des terres de l'État, il n'y a pas de notion de droit acquis.

Les villes de Varennes, de Repentigny et de Montréal ont déjà eu des discussions sur l'avenir de l'île. Elles souhaitent en faire un site récréotouristique accessible au public et mettre en valeur ses richesses naturelles, historiques et archéologiques.