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03/11/2016 17:26 EDT | Actualisé 04/11/2017 01:12 EDT

Ottawa construira de nouveaux brise-glaces

Après des années d'inertie des gouvernements successifs, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc, confirme qu'Ottawa s'engage à remplacer sa flotte de brise-glaces, compte tenu des risques importants qui pèsent sur l'économie.

Absolument, absolument, nous sommes engagés à construire de nouveaux brise-glaces dans le moment le plus propice, le plus vite qu'on peut construire ces navires, c'est notre priorité.

Le ministre Dominic LeBlanc

Le gouvernement refuse, par contre, de préciser combien de brise-glaces il entend construire. Le ministre LeBlanc indique que même si Ottawa compte entre-temps prolonger la durée de vie de certains de ses brise-glaces, il travaillera à trouver des solutions intérimaires.

On va aussi regarder une série d'autres options pour s'assurer qu'il n'y a pas un manque entre un moment où un navire ne peut plus être utilisé et l'arrivée de nouveaux brise-glaces.

Le ministre Dominic LeBlanc

Construire un seul brise-glaces moyen ou lourd coûte des centaines de millions de dollars et le gouvernement se garde de bien de confirmer qu'une partie des fonds alloués aux futurs navires seront dans le prochain budget.

L'âge moyen des six brise-glaces moyens et lourds qui desservent le golfe du Saint-Laurent, le fleuve Saint-Laurent et le Saguenay est maintenant de 36 ans. Normalement, un navire de la marine marchande ne navigue plus après 20 ans dans les mêmes eaux.

Les attentes sont énormes

L'industrie maritime et des joueurs clés de l'économie, comme Rio Tinto, qui exercent des pressions sur Ottawa pour éviter une crise sont encouragés par le signal du gouvernement Trudeau.

« J'accueille le tout comme étant une excellente nouvelle, toutefois je suis prudente. Concrètement, je pense que ça passe par une confirmation écrite, avec des échéances », explique Nicole Trépanier, présidente de la Société de développement économique du Saint-Laurent.

Le gouvernement du Québec était monté au front, plus tôt aujourd'hui. Son ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour, compte maintenir la pression sur Ottawa.

« J'ai d'abord écrit, je suis intervenu, et je demande une rencontre et je veux les rencontrer le plus rapidement possible. Mon rôle à moi, c'est de protéger la sécurité des approvisionnements et protéger l'activité économique et commerciale autour du Saint-Laurent », affirme M. D'Amour.

Le gouvernement Couillard craint que la situation s'aggrave cet hiver et que le manque de fiabilité des brise-glaces vienne contrarier l'objectif de sa stratégie maritime.