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03/11/2016 05:58 EDT | Actualisé 04/11/2017 01:12 EDT

France: la "Jungle" vidée de ses ultimes occupants, des femmes et des enfants

Le dernier car de migrants de l'ex-"Jungle" a quitté Calais (nord de la France) jeudi à la mi-journée, mettant un point final à l'évacuation de l'immense camp où s'entassaient encore mi-octobre des milliers de personnes, face aux côtes anglaises.

Au cours de la matinée, près de 300 migrants, des femmes ou des couples avec enfants, ainsi que 103 mineures isolées ont quitté au cours de la matinée à bord de dix bus un ancien centre aéré en lisière de l'ex-bidonville vers des centres d'accueil spécialisés, ont précisé les autorités locales.

Les départs se sont déroulés dans une ambiance sereine et parfois émue, réfugiés sur le départ et bénévoles se donnant l'accolade, entre rires et larmes, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Ce matin nous avons terminé la mise à l'abri des migrants" entamée le 24 octobre, date du début du démantèlement du camp, s'est félicité sur place le sous-préfet de Calais, Vincent Berton.

Entre 6.400 et 8.100 exilés de toutes nationalités - Afghans, Soudanais, Erythréens, notamment - s'étaient installés au fil des mois dans ce campement dans l'espoir de gagner l'Angleterre, à une trentaine de km à vol d'oiseau, de l'autre côté de la Manche.

Après le transfert la semaine dernière de 4.500 adultes vers des centres d'accueil dans toute la France, 1.616 mineurs isolés avaient été évacués mercredi dans le calme vers des structures spécifiques, où ils attendront de savoir, dans les prochaines semaines, si leur dossier est accepté par les autorités britanniques.

En vertu de règles européennes sur le regroupement familial, les mineurs qui ont de la famille outre-Manche peuvent être autorisés à s'y rendre. D'autres espèrent profiter d'un dispositif britannique sur les migrants "vulnérables".

Les travaux de déblaiement des abris de fortune se sont achevés lundi. Jeudi, les derniers lieux de vie qui avaient été préservés, dont une école laïque et une mosquée, ont été détruits par des pelleteuses.

Si Calais semble - au moins provisoirement - débarrassé des camps de migrants, ce n'est pas le cas à Paris. Environ 2.000 migrants campent à même les trottoirs dans le nord de la capitale, où leur nombre ne cesse de croître. Les autorités promettent de les évacuer d'ici à la fin de la semaine.

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