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03/11/2016 12:13 EDT | Actualisé 03/11/2016 12:14 EDT

États-Unis: un couple accusé d'avoir injecté de l'héroïne à ses enfants de moins de six ans

Un couple de l’État de Washington aux États-Unis se retrouve derrière les barreaux, après avoir été accusés d’injecter de l’héroïne à ses jeunes enfants ― drogue que l'aîné surnommait son «médicament pour se sentir bien».

Lundi, Ashley Hutt, 24 ans, a plaidé non-coupable aux accusations d’utilisation illégale d’une substance réglementée sur des mineurs, de négligence criminelle au second degré et d’agression au second degré contre des enfants, rapportent les documents de la cour de Pierce County.

Son conjoint, Leeroy «Mac» McIver, 25 ans, a plaidé non-coupable aux mêmes accusations, indique KIRO-TV.

Les allégations arrivent près d’un an après que les parents eurent perdu la garde de leurs trois enfants. Les autorités avaient trouvé de l’héroïne, des aiguilles et des excréments de rats en novembre 2015. Les enfants, qui avaient deux, quatre et six ans à l’époque, ont été trouvés avec des «marques d’injection et des ecchymoses» sur leur peau.

Lors d’une entrevue en décembre 2015, le plus vieux avait déclaré que McIver l’avait étranglé, plus d’une fois et qu’il en était de même pour ses deux sœurs. Il a aussi dit que sa mère et son père leur donnaient un «médicament pour se sentir bien», selon les accusations.

«Il a décrit le ‘’médicament’’ comme une poudre blanche mélangée avec de l’eau. Ses parents utilisaient alors une aiguille pour l'injecter. Le garçon aurait aussi révélé aux autorités que ses sœurs et lui s’endormaient juste après les injections.

Les trois enfants ont subi des dépistages. La fillette de deux ans a été déclarée positive pour l’héroïne, le garçon de six ans a été déclaré négatif. La petite fille de quatre a aussi été testée positive pour l’héroïne, mais à un niveau trop bas pour déterminer quoi que ce soit, ont dit les autorités.

Confrontés par la police, Hutt et McIver auraient admis qu’ils se piquaient eux-mêmes et qu’un autre adulte était présent lorsqu’ils le faisaient, celui-ci se serait aussi drogué. Dans une autre entrevue, McIver aurait suggéré que la gardienne des enfants était responsable du crime.

Ce texte initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

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