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03/11/2016 19:36 EDT | Actualisé 04/11/2017 01:12 EDT

Colombie: fin des discussions avec les opposants à l'accord avec les Farc

Les discussions entre le gouvernement colombien et les opposants à l'accord de paix avec les Farc se sont achevées jeudi sur de nouvelles propositions qui seront présentées à la guérilla vendredi, afin de tenter de mettre fin à un demi-siècle de conflit armé.

"Les plus de 400 propositions reçues ont été organisées en 60 axes thématiques pour lesquels les représentants du +non+ ont détaillé leurs différentes suggestions", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur Juan Fernando Cristo.

Un document a ainsi été établi, dans lequel ont été identifiés les points de l'accord de paix qui nécessitent selon les opposants des précisions et des modifications, a indiqué M. Cristo.

Ce texte sera présenté vendredi aux Farc à Cuba, pays garant du processus de paix, par une équipe de négociateurs menée par le Haut commissaire pour la paix, Sergio Jaramillo.

Le chef négociateur du gouvernement, Humberto de la Calle, restera lui à Bogota pour s'entretenir samedi avec le président Santos, de retour d'un voyage d'Etat au Royaume-Uni. Le président Santos a été couronné prix Nobel de la paix 2016 pour ses efforts en vue de la fin d'une guerre fratricide qui a fait plus de 300.000 morts et disparus.

Le chef de l'Etat a organisé des réunions avec les représentants de l'opposition après que ceux-ci ont obtenu la victoire du "Non" lors du référendum du 2 octobre sur l'accord de paix signé avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale guérilla du pays, à l'issue de presque quatre ans de pourparlers de paix.

Après que les électeurs colombiens ont, d'une courte majorité, rejeté ce texte signé le 26 septembre, M. Santos avait notamment reçu le leader de l'opposition, son prédécesseur de droite à la présidence, l'actuel sénateur Alvaro Uribe.

Les opposants à l'accord avec les Farc dénoncent principalement l'"impunité totale" dont bénéficieraient, selon eux, des guérilleros responsables de crimes graves, ainsi que leur éligibilité politique.

Au fil des décennies, le complexe conflit armé colombien a impliqué les Farc, issues en 1964 d'une insurrection paysanne, mais aussi d'autres guérillas d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces armées. Il a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés par la violence.

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