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03/11/2016 13:51 EDT | Actualisé 04/11/2017 01:12 EDT

Colombie: discussions prolongées avec les opposants à l'accord avec les Farc

Le président colombien Juan Manuel Santos a ordonné de prolonger les discussions avec les opposants à l'accord de paix avec les Farc, que le gouvernement pensait finaliser jeudi afin de conclure un nouveau pacte pour mettre fin à un demi-siècle de conflit armé.

M. Santos, en visite en Irlande, a déclaré avoir ordonné qu'"ils prolongent ces négociations un ou deux jours de plus", selon un communiqué diffusé par la présidence à Bogota.

Le chef de l'Etat faisait ainsi référence aux réunions organisées avec les représentants de l'opposition qui avaient appelé à voter "Non" lors du référendum du 2 octobre sur l'accord de paix signé avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale guérilla du pays, à l'issue de presque quatre ans de pourparlers de paix.

Après que les électeurs colombiens aient, d'une courte majorité, rejeté ce texte signé le 26 septembre, M. Santos avait entamé des discussions avec l'opposition emmenée par son prédécesseur de droite, l'ex-président et actuel sénateur Alvaro Uribe.

Il était alors prévu que ces conversations se terminent mercredi et que jeudi les parties finalisent un document de base, établi à partir de 410 propositions, pour ensuite le discuter avec les négociateurs des Farc à Cuba, pays garant du processus de paix.

Selon la présidence, M. Santos, nouveau prix Nobel de la paix pour ses efforts en vue de la fin d'une guerre fratricide qui a fait plus de 300.000 morts et disparus, recevra "entre vendredi soir et samedi matin" un "rapport sur les avancées pour mettre en oeuvre le plus vite possible les accords de paix".

Pour cela, il a demandé au Haut commissaire pour la paix, Sergio Jaramillo, de retourner à La Havane afin de faire "avancer" les négociations avec les Farc; et au chef négociateur du gouvernement, Humberto de la Calle, de rester à Bogota pour continuer à dialoguer avec les partisans du "Non".

Les opposants à l'accord avec les Farc dénoncent principalement l'"impunité totale" dont bénéficieraient, selon eux, des guérilleros responsables de crimes graves, ainsi que leur éligibilité politique.

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